Innovation Fund accueille Essenscia, la VUB et la SRIB

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Le fonds destiné aux start-ups innovantes dans les sciences de la vie dope son capital en accueillant trois nouveaux actionnaires.

Innovation Fund accueille trois nouveaux actionnaires, le holding public bruxellois Finance.brussels (SRIB), l’Université libre flamande de Bruxelles (VUB) et Essenscia, la fédération des entreprises des sciences de la vie. Dans ce dernier cas, c’est une sorte de retour aux sources pour ce fonds d’investissement dédié aux jeunes projets innovants dans la chimie et les sciences de la vie, puisqu’il avait été créé par un groupe de patrons et de professeurs d’université à la fédération. Inspirés par l’organisation des prix à l’innovation remis par Essenscia, ils avaient fondé en 2013 Innovation Circle, un club de support et d’accompagnement des start-ups du secteur, avant de transformer leur initiative en un véritable fonds deux ans plus tard.

33,7 millions €
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Le fonds dispose désormais de 33,7 millions d’euros de capital.

À ce jour, Innovation Fund a investi quelque 16 millions d’euros dans 25 jeunes pousses. "Nous avons pour politique d’investissement de prendre des participations dans des start-ups innovantes du secteur une fois qu’elles ont établi la preuve de concept technologique de leur projet, souligne Edith Coune, la secrétaire générale du fonds. Nous intervenons au stade du premier pilote industriel, du lancement de l’industrialisation ou de la commercialisation. C’est donc du seed capital, investi dans des entreprises qui, souvent, n’ont pas encore de chiffre d’affaires ou de profit d’exploitation."

Les porteurs de projets peuvent émaner d’une université, d’un individu ou d’une entreprise existante. Le fonds s’est choisi la Belgique comme territoire prioritaire, mais n’exclut pas les pays voisins. Il a d’ailleurs déjà investi en France et en Suisse.

Innovation Fund s’est fixé pour vitesse de croisière d’intervenir dans cinq projets par an. Il a aussi pour stratégie d’effectuer des investissements de suivi dans les entreprises qu’il accompagne. Or, comme il n’a que quelques années d’expérience, il réalise encore peu de ventes de sortie. C’est la raison pour laquelle il a augmenté son capital à l’automne dernier: pour s’assurer un volet de financement suffisant pour les deux années à venir sans devoir compter sur un flux de cessions.

Capital nord-sud

Il a augmenté son capital de 6,1 millions d’euros pour le porter à 33,7 millions, sans compter la prime d’émission de 610.000 euros. Plusieurs actionnaires existants ont participé à l’émission d’actions nouvelles, parmi lesquels la Société fédérale de Participations et d’Investissement (SFPI), l’Université de Leuven (KUL) ou, côté privé, Carmeuse et LMCL, une société holding détenue par Luc Vansteenkiste, l’ancien CEO de Recticel. L’opération a aussi permis de saluer l’arrivée des "petits" nouveaux, Finance. brussels, VUB et Essenscia.

"Après réflexion, on s’est dit que si Essenscia veut nous soutenir, c’est une belle marque de validation de notre initiative."
Edith Coune

"Au début, on s’était demandé si la fédération pourrait participer au fonds ou non, explique Edith Coune. Après réflexion, on s’est dit que si Essenscia veut nous soutenir, c’est une belle marque de validation de notre initiative." Le fonds avait par ailleurs des holdings publics et des invests de Flandre et de Wallonie dans son capital; il ne lui manquait qu’un équivalent bruxellois. L’arrivée de la SRIB tombe à pic. Enfin, trois universités du nord du pays étaient déjà de l’aventure: la KUL, Gand et Anvers. La VUB a souhaité s’y ajouter. "On espère accueillir une université francophone à l’avenir", conclut la secrétaire générale. Cela compléterait idéalement le paysage.

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