La pépite wallonne e-peas lève 8 millions d’euros

E-peas développe des semi-conducteurs à très faible consommation d’énergie. ©Dieter Telemans

E-peas et ses solutions technologiques rendant autonomes énergétiquement certains appareils ont convaincu en quelques années investisseurs et gros clients.

Ouvrir un bureau à Palo Alto, au cœur de la Silicon Valley, c’est toujours une étape spéciale, surtout pour une jeune entreprise wallonne. Fondée en 2014 par Geoffroy Gosset et Julien de Vos, e-peas l'a fait et est sur les bons rails pour s’y implanter durablement. Après quelques années de recherche et de développement, ils ont réussi à convertir leur savoir en une technologie futuriste et rentable. La jeune pousse fabrique des semi-conducteurs à très faible consommation d’énergie. Une prouesse technologique qui permet d’allonger de façon significative la durée de vie des piles ou de certaines batteries. Une invention qui attire les clients du monde entier et évidemment les investisseurs.

La jeune société vient de lever 8 millions d'euros. Cette injection de capitaux a été menée par Partech et Airbus Ventures, avec également la contribution de KBC Focus Fund, W.IN.G, Noshaq Ventures, LeanSquare, Nivelinvest et Vives.

En mobilisant les fonds levés, e-peas pourra accélérer l’introduction de nouveaux produits et intensifier la pénétration de marchés inexplorés avec ses produits existants.

Une innovation en phase avec son époque

Au-delà de la technologie, une grande partie du succès d’e-peas réside dans les changements de mentalité en cours au sein de nos sociétés. Nous devons de plus en plus nous tourner vers des sources d’énergie qui ont un impact écologique faible. Dans le même temps, les objets connectés font désormais partie de notre quotidien, mais leur consommation énergétique n’est pas tenable sur la longueur s’il n’y a pas de solution moins énergivore. C’est là qu’e-peas fait la différence. Ses solutions ont déjà convaincu de nombreux clients et elle produit et vend des dizaines de milliers d’unités chaque année.

«Geoffroy et Julien ont développé une technologie qui a aujourd’hui un potentiel de 500 millions de dollars en contrats qui sont prêts à être signés.»
Romain Lavault
General partner du fonds d’investissement Partech

La scale-up basée à Mont-Saint-Guibert occupe une position unique dans son secteur. Elle joue le rôle de guichet unique pour les besoins en récupération d’énergie de ses clients en permettant à certains de leurs matériels d’être alimentés indéfiniment et de devenir autonomes.

Du côté des investisseurs, on est ravis. "Geoffroy et Julien ont développé une technologie qui a aujourd’hui un potentiel de 500 millions de dollars en contrats qui sont prêts à être signés sur trois continents différents", explique Romain Lavault, general partner du fonds d’investissement Partech.

L’avenir s’annonce radieux pour la pépite wallonne qui devra tout de même concrétiser dans les prochains mois les grandes attentes placées en elle par ses investisseurs et clients.

Lire également

Publicité
Publicité