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Les scales-up belges de plus en plus ambitieuses à l'international

Jeroen De Wit, CEO de la scale-up Teamleader. ©Teamleader

Les scale-ups belges ne craignent pas de franchir le pas de l’internationalisation, où elles réalisent près de 30% de leur chiffre d’affaires total, selon une étude menée par la Vlerick Business School et Deloitte Belgium.

C’est à l’un des constats les plus réguliers faits à propos des start-ups et scale-ups belges que l’édition 2018 du Rising Monitor de la Vlerick Business School et Deloitte Belgium semble (un peu) tordre le cou. Les jeunes pousses affichent de plus en plus leurs ambitions de conquête du monde puisqu’elles sont près de 40% à viser l’international dès la première année de création.

Elles ont pour objectif d’engager 55 nouveaux employés en cinq ans. En outre, elles visent à accroître leurs ventes de 11 millions d’euros. C’est beaucoup plus que l’objectif de croissance enregistré l’année dernière qui est de 33 employés et de 9 millions d’euros en vente
Veroniek Collewaert
Professeure en entreprenariat à la Vlerick Business School


L’étude a interrogé 162 entreprises, ayant en moyenne 2,5 ans d’existence et actives dans différents secteurs. Il ressort que la moitié des jeunes entreprises "à fort potentiel" en Belgique réalisent des ventes internationales. Pour les jeunes scale-ups, les ventes internationales représentent environ un tiers de leurs ventes totales. Ensemble, les entreprises "à fort potentiel" ont exporté pour 23 millions d’euros et les jeunes scale-ups pour 9,8 millions d’euros.

Objectifs de croissance en hausse

Les entreprises à "fort potentiel" placent même la barre de plus en plus haut. "Elles ont pour objectif d’engager 55 nouveaux employés en cinq ans. En outre, elles visent à accroître leurs ventes de 11 millions d’euros. C’est beaucoup plus que l’objectif de croissance enregistré l’année dernière qui est de 33 employés et de 9 millions d’euros en vente", explique Veroniek Collewaert, professeure en entrepreneuriat à la Vlerick Business School.

Après deux ans et demi d’existence, la plupart de nos entreprises internationales sont présentes dans au moins 11 pays. Les voisins les plus proches sont les plus plébiscités : les Pays-Bas, la France et l'Allemagne, dans la mesure où la demande organique sur ces marchés particulièrement forte. Notez qu’elles exportent également au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Très peu d’acquisitions

Pour assurer leur croissance, les entreprises interrogées privilégient les partenariats et les licences plutôt que les acquisitions. Ainsi, à peine 5 d’entre elles ont finalisé une acquisition avant la fin de l’année 2017. En revanche, une jeune start-up sur trois utilise des licences et une start-up sur quatre a conclu une alliance.

L’étude note également que ces trois dernières années, les rémunérations des fondateurs sont restées stables. Au moment de la création de l’entreprise, le salaire moyen est de 38.000 euros. Deux ans et demi plus tard, le montant passe à 55.000 euros en moyenne. "L’évolution des dernières années montre que l’écosystème gagne en maturité; de plus, les start-ups se concentrent davantage sur les alliances stratégiques, les licences et les acquisitions. Les jeunes entreprises ont de plus fortes ambitions de croissance, continuent de s’attribuer des rémunérations modestes et visent l’internationalisation dès le départ" conclut Sam Sluismans, associé associé de services d’innovation chez Deloitte Belgique.

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