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Parlez-vous start-up?

©Shutterstock

Petit lexique start-up, certainement pas exhaustif mais utile.

"C’est surtout parce que j’avais un modèle très Lean, prêt à pivoter, que j’ai pu correctement négocier ma Série A avec les VC". Quiconque s’intéresse au monde des startups se trouve très rapidement confronté au vocabulaire, parfois très spécifique mais considéré comme acquis par tous, qu’emploient les membres de l’écosystème. Petit lexique, certainement pas exhaustif mais utile.

→ LEAN

Partant d’une théorie sur la gestion de la production industrielle, mise en pratique notamment chez Toyota, le terme Lean fait désormais référence à Lean startup, une méthodologie de conception, phase par phase d’un produit, d’une entreprise, conceptualisé par Eric Ries en 2008. Objectif majeur : limiter au maximum le gaspillage de temps, d’énergie et de ressources. Elle suggère de créer toute une série d’hypothèses critiques et de les (in)valider le plus rapidement possible en se confrontant rapidement et fréquemment au marché.

À l’image du "Smoke test": exposer un concept au public avant d’avoir développé quoi que ce soit de concret pour déterminer si l’intérêt du public est suffisant que pour commencer à investir. Outil phare de la méthodologie: le Business Model Canvas, un tableau à remplir avec ses hypothèses critiques afin de bien les identifier, et les trier par priorité ou par importance de risque.

→ PITCH 

Tout startupeur qui se respecte doit maîtriser l’art du pitch, soit être capable de présenter de façon rapide, limpide et enthousiasmante son projet entrepreneurial. Objectif : capter et garder l’attention du public, mais surtout d’investisseurs/partenaires potentiels.

→ PIVOT

Coworking ©shutterstock

C’est l’un des concepts majeurs de la méthodologie Lean: l’entrepreneur doit savoir choisir entre pivoter et persévérer, continuer dans la voie initiale ou réorienter son business de façon très structurée pour tester une nouvelle hypothèse critique. Revers à éviter autant que possible: être incapable de faire pivoter son entreprise sur base des retours du marché.

 

→ VC (prononcer Vici)

Un "Venture Capitalist" est un investisseur, prêt à injecter des fonds dans des startups d’une certaine taille en échange de participation minoritaire ou majoritaire au capital. Il apporte théoriquement des fonds plus importants que le Business Angel, qui amène généralement moins de liquidités mais plus de coaching à la direction de la startup.

Votre start-up à la Une? Envoyez-nous votre #micropitch!

L’Echo a décidé de mettre les start-ups à l’honneur. Vous voulez donner un coup de projecteur sur votre entreprise prometteuse? Envoyez-nous une courte vidéo, un gif ou un visuel décapant juste ici!

→ Seed Capital – Série A, B, C, …

Ces termes évoquent les différentes phases de financement d’une startup, du capital d’amorçage (Seed) aux tours de tables suivants. Précisons tout de suite qu’il n’existe aucune échelle claire en matière de montants, même si les levées de fonds vont généralement crecendo. En Belgique, un montant entre 25.000 et 250.000 euros sera généralement considéré comme du Seed capital, les montants entre 500.000 et un million d’euros étant généralement levés lors d’un tour de Série A. Les scénarios peuvent toutefois être extrêmement variables, d’un tour de table série B à 500.000 euros jusqu’aux 16 millions d’euros levés en Série A et B de Take Eat Easy.

→ EXIT

La sortie du capital d’une société, que ce soit par l’un des fondateurs ou un investisseur. Objectif: maximiser le profit, forcément, surtout pour les investisseurs.

→ COWORKING

Ne parlez plus de centre d’entreprises, dans lesquels les jeunes pousses louent de simples bureaux pour démarrer leurs activités. Les espaces de coworking élargissent grandement le concept en favorisant les contacts et les interactions entre les différents locataires d’un même bâtiment.

Le plus important de Belgique se situe à Bruxelles: le BetaCowork qui accueille de nombreux entrepreneurs à Etterbeek, dans les bureaux de l’incubateur ICAB, à proximité de la VUB. Élément le plus différenciant du coworking par rapport aux autres modèles de location de bureaux: la présence de véritables Community Managers qui se chargent de créer du lien et de l’animation entre les locataires.

→ GROWTH HACKING

Growth hacking ©shutterstock

Littéralement "bidouiller la croissance". Le concept, théorisé en 2010 par Sean Ellis renvoie à toute une série de techniques de marketing, rarement conventionnelles, permettant d’accélérer très rapidement la croissance d’une société. Elle se base sur 5 étapes du lien avec le client: l’acquisition, l’activation, la rétention, les revenus et le "refferal", quand le client parle de la société et en devient un ambassadeur. Sans dire que "tous les coups sont permis", le growth hacking s’appuie sur des techniques parfois absurdes pour capter l’intérêt des clients, mais a surtout recours à de nouveaux outils disponibles sur des plateformes comme Twitter ou Facebook.

→ SCALABLE

Difficilement traduisible, le terme est généralement utilisé dans mouture anglophone: il qualifie une activité dont il est facile de modifier l’échelle. Comprenez: un business qui ne devient pas ingérable dès que l’on dépasse les 300 clients, ou que l’on passe à l’international.

→ SCALE-UP

L’étape qui suit directement le statut de start-up, après la phase de lancement et alors que les perspectives de croissance sont encore très importantes. Une fois encore, il n’existe pas de consensus sur les critères qui permettent de se revendiquer "Scale-up". Nous nous baserons donc sur la définition d’Omar Mohout, expert parmi les plus respectés du monde belge des startups: "Une scale-up est une entreprise qui répond à au moins un de ces critères: 10 employés au minimum, le statut juridique de SA, au moins une filiale à l’étranger ou au moins 10 ans d’activité."

Et si on parlait des start-ups belges?

Il y a toujours eu des starters dans notre pays. Mais la scène des start-ups semble aujourd'hui complètement différente de ce qu'elle était avant.

La distance séparant l'idée de l'entreprise est plus courte. Les projets et les capitaux se trouvent plus vite que jamais. De plus en plus de jeunes talents veulent réaliser leur rêve, et partager leurs connaissances et leur enthousiasme les uns avec les autres. C'est pourquoi l'ensemble de la scène des starts-ups symbolise tout ce que l'économie classique ne représente pas.

Découvrez notre dossier dédié à la semaine des start-ups. Avec, entre autres, les articles suivants:

→ Qui a failli a surtout énormément appris >

→ "Allo le 1819? Je suis perdu dans la jungle des aides..." >

→ Parlez-vous start-ups? >

→ Pour suivre la Semaine des start-ups, c'est ici >

→ Qover, la start-up belge qui veut réveiller l'assurance >

→ "Les jeunes créateurs de start-up méritent d'être mieux soutenus"

→ Le marché belge est trop étroit pour les PME high-tech à forte croissance

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