Sept entreprises innovantes à suivre absolument

©Saskia Vanderstichele

Ce jeudi avait lieu The Big Squeeze, le nouveau rendez-vous annuel pour les start-ups et scale-ups belges. Quatre entreprises ont été mises à l’honneur par les organisateurs. Innoviris en a profité pour également dévoiler les trois lauréats de son Innovative Starters Award.

La start-up Bsit nous prouve qu’un projet BtoC belge peut fonctionner aussi bien sur son marché d’origine qu’à l’étranger. L’application belge Spott, elle, séduit le monde, de New York à Madrid en passant par Berlin, tandis que la start-up e-peas et ses récupérateurs d’énergie ont le potentiel de bouleverser l’ensemble de l’industrie

De leur côté, Wooclap, Kabandy et Shape sont des exemples de talents bruxellois dont les innovations sont (ou seront) à suivre de très près. A l’occasion de l’événement The Big Squeeze (TBS), l’écosystème et Innoviris célèbrent les start-ups et scale-ups belges les plus innovantes et les plus prometteuses. Focus sur nos "stars" belges.


Bsit | Une nounou d’enfer. Start-up de l’année (TBS Award)

Depuis sa création en 2005, Bsit a bien grandi. D’abord plateforme de baby-sitting occasionnel à Bruxelles et ses environs, la start-up s’est rapidement étendue à l’étranger en étoffant son offre de services. Outre le développement des gardes d’enfants après l’école, elle a mis le focus en 2018 sur les grandes entreprises afin qu’elles puissent proposer les services de Bsit à leurs salariés.

En chiffres, cela donne quelque 300.000 utilisateurs, répartis dans quatre pays (Belgique, France, Luxembourg et Pays-Bas) pour un chiffre d’affaires d’environ un million d’euros et une dizaine de salariés. Pour continuer à grandir et envahir de nouveaux marchés européens, l’appli de baby-sitting a par ailleurs levé un million d’euros en février 2018. La moitié est un prêt convertible de Sambrinvest.

 

1 million
d'euros
Bsit a levé 1 million d'euros en février 2018.

Spott | La télé-boutique du 21e siècle. Scale-up de l’année (TBS Award)

Elle avait remporté le titre tant convoité de marque belge de l'année en 2017, Spott n’en finit pas de faire des émules. Concrètement, l’application reconnaît des produits de programmes et de films sur l’écran d’un téléviseur et les associe à la boutique correspondante en ligne. En novembre dernier, elle avait déjà été téléchargée 200.000 fois et totalisait 300.000 visiteurs uniques par mois. Son cofondateur, Michel de Wachter, ambitionne d’atteindre le million de visiteurs uniques d’ici la fin du premier trimestre.

Si son siège est à Alost, Spott n’a pas vraiment de marché domestique même si elle s’est concentrée, l’année dernière, sur les pays du Benelux, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, les pays nordiques, le Portugal, le Brésil, le Canada et les États-Unis. En 2019, la société souhaite se développer à New York et recherche des opportunités de partenariat en Chine et en Inde.

MicroFlavours | Mini pousses, maxi saveurs. Student start-up de l’année (TBS Award)

Roquette, coriandre, brocoli, choux-rouge. Plus colorés, plus goûteux, les micro-légumes (ou pousses de légumes) développés par la start-up bruxelloise MicroFlavours dans une cave fermée à Berchem-Sainte-Agathe sont aussi meilleurs sur le plan nutritif. Cultivés dans des conditions de température et d’humidité contrôlées en permanence et reproductibles toute l’année, ils rencontrent un franc succès auprès de plusieurs dizaines de restaurateurs de la capitale et des environs.

Jusqu’à présent, les deux étudiants à l’origine de MicroFlavour ont financé leurs activités sur fonds propres mais la start-up, récemment devenue sprl, espère pouvoir bientôt attirer des investisseurs pour supporter ses ambitions. "Nous voyons les choses en grand. Aujourd’hui, nous conquérons Bruxelles et demain le reste des grandes villes en Flandre, et puis l’Europe", commente Dario Vunckx, l’un des cofondateurs.

 

"Nous voyons les choses en grand. Aujourd’hui, nous conquérons Bruxelles, et demain le reste des grandes villes en Flandre, et puis l’Europe."
Dario Vunckx cofondateur de MicroFlavours

e-peas | Contre l’obsolescence programmée. Most disruptive start-up de l’année (TBS Award)

Lancée fin 2014, la start-up emmenée par deux chercheurs, Geoffroy Gosset et Julien De Vos, est une pépite sortie tout droit des labos TIC de l’UCL. Elle a développé une solution qui permettra aux batteries des objets connectés de durer plus longtemps, voire de ne plus jamais être remplacées. Son récupérateur d’énergie ne fait pas plus de 5mm sur 5mm et se charge en puisant dans son environnement direct.

Après une première levée de fonds de 3,5 millions d’euros en 2017, une nouvelle période intensive en cash devrait s’ouvrir prochainement. "Les développements produits sont en ligne avec le calendrier tout comme les perspectives de développement commercial aux Etats-Unis et en Asie, et cela va nécessiter du capital frais", souligne Simon Alexandre (The Faktory), membre du jury. On parle ici d’au moins 10 millions d’euros.

 

"Les développements produits sont en ligne avec le calendrier tout comme les perspectives de développement commercial aux Etats-Unis et en Asie, et cela va nécessiter du capital frais."
Simon Alexandre (The Faktory)
membre du jury

Wooclap | Le révolutionnaire de l’éducation. Innovative starter (prix Innoviris)

La start-up fondée il y a quatre ans n’a pas tardé à se faire un nom dans le monde de l’enseignement. Sa plateforme, permettant de créer de l’interaction lors des cours, séduit le monde académique. "Nous venons de passer les 80.000 professeurs utilisateurs de Wooclap. On est en forte croissance avec bientôt 1.000 nouveaux professeurs inscrits chaque jour", explique Sebastien Lebbe, le cofondateur de Wooclap. Le jeune homme a encore pas mal d’idées pour faire évoluer l’enseignement et travaille désormais à la création de nouveaux outils. "Nous développons une plateforme pour favoriser la révision et remplacer le syllabus classique, annonce le jeune patron qui peut compter sur le soutien de plusieurs universités. On s’intéresse beaucoup aux neurosciences qui démontrent que l’enseignement passif, comme il est donné actuellement, n’est pas le meilleur moyen pour apprendre." La jeune entreprise a annoncé au début de cette année une nouvelle levée de fonds de 1,4 million d’euros.

 

"Nous venons de passer les 80.000 professeurs utilisateurs de Wooclap."
Sebastien Lebbe
cofondateur de Wooclap

Kabandy | Le chantier devient digital. Innovative starter (prix Innoviris)

Pas encore tout à fait lancée, la start-up se fait déjà remarquer. En développement depuis deux ans, Kabandy s’apprête d’ici quelques semaines à lancer son premier produit, une plateforme permettant de mettre en relation tous les acteurs d’un chantier de construction. "Elle est imaginée autour de la représentation 3D du bâtiment à construire, où tous les éléments peuvent être insérés et modélisés. Cela permet d’avoir une vue globale sur l’évolution du chantier et mettre en relation les différents acteurs", explique Georges Caron, le directeur de Kabandy. Un bon moyen pour assurer le suivi et la bonne coordination du chantier. "Il existe déjà ce genre de plateforme mais uniquement après le début du chantier. Ici le suivi peut se faire dès les plans, ce qui est notamment très utile pour des demandes de devis par exemple", explique le directeur. La start-up finalise actuellement une levée de fonds d’un million d’euros.

Shape | Collibra connection. Innovative starter (prix Innoviris)

Une start-up bruxelloise spécialisée dans la gestion de données avec un potentiel de croissance important. Le résumé, en une ligne, de la start-up Shape rappelle les débuts d’une certaine Collibra, la scale-up belge qui a rejoint le club des sociétés licornes il y a quelques semaines. Rien de vraiment surprenant. Maarten Masschelein, le fondateur de Shape, a fait ses armes durant six ans chez Collibra. "J’ai été l’un des premiers employés et j’ai passé mes deux dernières années pour Collibra à New York", dévoile le patron de la start-up. Shape se focalise sur le bon suivi du traitement de données. "Certaines sont parfois mal récoltées ou dans des formats qui ne conviennent pas pour une mise en commun avec d’autres. L’objectif de Shape est d’assurer le bon fonctionnement global", précise-t-il. L’entreprise proposera pleinement ses services dans les mois à venir même si plusieurs entreprises ont déjà fait part de leur intérêt. Maarten Masschelein est donc confiant. Jusqu’à devenir la prochaine licorne? La question fait rire le fondateur: "Nous avons un potentiel de croissance important."

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