Showpad s'installe à Bruxelles pour augmenter sa présence sur les marchés francophones

Pieterjan Bouten et Louis Jonckheere ©Diego Franssens

La scale-up gantoise spécialisée dans l'activation des ventes ne parvient pas à attirer suffisament de profils francophones à Gand où elle a son siège social. Or, elle en a besoin pour peaufiner sa présence sur les marchés francophones.

Après Collibra, on la présente comme la future licorne belge. La jeune pousse Showpad, spécialisée dans les applications de ventes, a bien grandi depuis son lancement en 2011. Aux Etats-Unis et dans le reste du monde, où elle a eu l’audace d’exporter rapidement ses activités et son modèle, mais également en Europe. "Nous avons grandi rapidement en Europe en vendant depuis Gand et en ouvrant progressivement des bureaux à Londres et à Munich pour adresser les principaux marchés", souligne Hendrik Isebaert, VP of Sales.

"Dans les grosses boîtes françaises, la connaissance du français est un véritable atout sur la concurrence."
Hendrik Isebaert
VP of Sales chez Showpad

Mais pour s’attaquer sérieusement au marché francophone qui regorge de clients à l’envergure internationale, Showpad est à la recherche de profils purement francophones. "Dans les grosses boîtes françaises, la connaissance du français est un véritable atout sur la concurrence. Cela peut clairement faire la différence", commente Hendrik Isebaert.

Actuellement, une seule personne, basée au siège social de l’entreprise à Gand, est affectée à ce marché. Showpad a la plus grande peine à attirer les profils francophones jusque-là. "C’est sans doute lié à plusieurs facteurs. Les jeunes travailleurs n’ont pas spécialement envie de perdre du temps dans les transports. Et ils ne sont pas toujours enclins non plus à travaille r pour une scale-up, privilégiant la sécurité offerte par les grosses sociétés", estime Hendrik Isebaert. 

10 postes à pourvoir

C’est pour toutes ces raisons que Showpad, qui organisait un événement de recrutement ce jeudi, a donc décidé d’ouvrir un nouveau bureau à Bruxelles. "Pour le moment, nous évaluons plusieurs possibilités d’espaces partagés dans le centre-ville, notamment dans les environs de la porte de Namur", commente Hendrik Isebaert. 

À court terme, la scale-up espère recruter 6 personnes dans les 4 à 5 mois pour atteindre la dizaine d’ici la fin de l’année. Les profils recherchés sont variés. "On recherche évidemment des profils commerciaux, sales, business developpers... Le plus important c’est de trouver les bons talents pour les bonnes fonctions et c’est certainement le plus difficile", fait remarquer Hendrik Isebaert.  

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