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Une thérapie prometteuse contre le cancer rapporte gros à Coucke, Verelst et Lathouwers

©AFP

Le fonds d’investissement Droia, créé par l’ancien entrepreneur Luc Verelst, vend Tusk Therapeutics au suisse Roche pour la somme de 655 millions d’euros. Marc Coucke et Emiel Lathouwers sont également actionnaires de la start-up.

La vente de Tusk Therapeutics est un coup de chance pour une série d’entrepreneurs belges, Luc Verelst en tête. Le fondateur de l’entreprise de construction Groep Verelst percevra près de 300 millions d’euros sur les 655 millions d’euros que représente la transaction. Marc Coucke, qui est à la fois actionnaire de Droia et de Tusk Therapeutics, recevra plus de 125 millions d’euros. Emiel Lathouwers, fondateur d’AS Adventure, percevra un peu plus de 20 millions d’euros.

Droia est un fonds d’investissement qui s’est donné comme mission d’éradiquer le cancer. Le fonds prend sous son aile les scientifiques et les starters qui cherchent une solution contre le cancer. Idem pour Tusk Therapeutics. L’entreprise biotechnologique a été créée en 2014 à Steenokkerzeel, dans les bureaux de Droia. Lorsqu’il est apparu que l’idée d’un traitement à base d’immunothérapie était pertinente, la start-up a émigré au Royaume Uni, au sein du Stevenage Biosciences Catalyst.

Sous la direction du Belge Luc Dochez, qui avait introduit en Bourse il y a quelques années la société néerlandaise Prosensa, une trentaine de scientifiques ont développé un produit aujourd’hui prêt à être testé sur des patients. "Nous avions le choix entre deux options: soit réaliser les tests nous-mêmes, soit chercher un partenaire. Vu le coût élevé des tests cliniques, nous avons choisi la seconde option", explique Dochez.

Quatre ans après sa création, Tusk Therapeutics est donc vendue au géant pharmaceutique suisse Roche, qui mettra immédiatement 70 millions d’euros sur la table.

Des paiements intermédiaires ont été prévus en fonction des progrès enregistrés. Au total, Roche pourrait débourser 655 millions d’euros. Jan Willem Naesens, de Droia, est convaincu qu’à terme Droia percevra la somme totale. "Les risques liés à ce programme de recherche sont limités. Il s’agit d’un traitement largement utilisable. S’il n’est pas efficace contre un certain type de cancer, il le sera certainement contre un autre."

Mécène

Droia est le principal actionnaire de Tusk Therapeutics, avec près de 75% des actions. Marc Coucke, l’ancien propriétaire d’Omega Pharma, en détient 9%. Le solde des actions est aux mains du management de la société biotech, dont fait partie Dochez.

À quarante ans, Luc Verelst a vendu son entreprise de construction pour 100 millions d’euros et s’est lancé en tant que mécène dans la lutte contre le cancer. Il a réussi à attirer dans son sillage une dizaine d’entrepreneurs belges, qui ont également investi dans Droia. Marc Coucke détient ainsi 13,6% du fonds, et Emiel Lathouwers, le fondateur d’AS Adventure, en détient 4,15%.

Ces dernières années, Droia a réalisé dix investissements. Tusk Therapeutics est la première entreprise à être vendue.

Tusk Therapeutics développe une thérapie qui permet au système immunitaire du patient de se battre contre les cellules cancéreuses. "Nos lymphocytes T sont étouffés par le cancer, ce qui affaiblit notre système immunitaire et permet aux cellules cancéreuses de proliférer. Notre thérapie supprime cet obstacle afin que le système immunitaire puisse à nouveau se battre contre les cellules cancéreuses", explique Dochez.

Ces dernières années, Droia a réalisé dix investissements. Tusk Therapeutics est la première entreprise à être vendue. Plus tôt cette année, Droia a également introduit en Bourse la société biotechnologique californienne Arcus Biosciences, active elle aussi dans le domaine de l’immunothérapie. Arcus a collecté 138 millions de dollars lors de son entrée en Bourse.

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