100 start-ups bruxelloises à la conquête de la scène parisienne

Pierre-Yves Bossard, cofondateur d’Eventer ©XXX

À peine arrivé dans le hall de la gare du Midi, l’engouement est palpable. La centaine d’entrepreneurs réunis par Beci, la Chambre de commerce et Union des entreprises de Bruxelles, Co.Station, Brussels Creative et BNP Paribas Fortis se prépare pour un voyage express destination Paris. L’objectif? Se vendre auprès de l’écosystème parisien, ce bon élève qui truste la tête du classement en Europe et se positionne parmi les cinq plus importants au monde. Parmi les candidats, quatre projets ont retenu toute notre attention…

 

Pierre-Yves Bossard, cofondateur d’Eventer

Quel est le pitch derrière le projet?

Fort du constat qu’il existe un gros problème dans la collecte de photos à l’occasion d’un événement, Eventer propose une plateforme en ligne permettant de créer des albums partagés.

Pourquoi venir à Paris?

L’objectif poursuivi par la start-up est désormais de se développer sur d’autres marchés. La jeune pousse connaît pour l’heure énormément de changements au niveau de sa stratégie et de son business model. "Parce que cela allait sur un petit marché, mais cela ne permet pas d’aller extrêmement vite."

Quelles perspectives?

"5 ans? C’est loin dans le digital", sourit Pierre-Yves Bossard. Pour lui, l’idée serait de parvenir à vendre sa boîte afin de se relancer dans un nouveau projet innovant. Dans quoi? "J’ai beaucoup d’idées", plaisante l’homme qui est aussi coach et intervenant à l’ECS Bruxelles.

Des inspirations?

Zenly, "pour sa croissance phénoménale". La jeune pousse a en effet levé 10 millions d’euros auprès de Xavier Niel, notamment, avant d’être vendue fin mai à Snap Inc., la société derrière la populaire application de messagerie éphémère Snapchat.

Hinde Boulbayem, CEO de Sumy

Quel est le pitch derrière le projet?

Sumy, c’est l’acronyme de "Sustainable Urban Mobility". La jeune pousse est spécialisée dans la logistique et le transport durable de produits thermosensibles.

Pourquoi venir à Paris?

Occupée par un projet d’intelligence artificielle appliquée à la mobilité en collaboration avec la VUB, la porteuse de projet souhaitait rencontrer de nouveaux partenaires potentiels spécialisés dans le domaine à destination de la mobilité spécifiquement.

Quelles perspectives?

Depuis quatre ans, la start-up a connu une croissance organique pour employer aujourd’hui une quinzaine de personnes. Désormais, Sumy prévoit de consolider ses activités, avant une exportation des services proposés vers le marché luxembourgeois.

Des inspirations?

Movianto, une entreprise flamande spécialisée dans la logistique pour le secteur pharmaceutique. "Ils connaissent un développement remarquable et une croissance stable."

Frédéric Lambrechts, CEO d'Osimis

Quel est le pitch derrière le projet?

Osimis se positionne comme une plateforme collaborative d’imagerie médicale s’inscrivant dans les flux cliniques. Le service propose des analyses automatiques, sans intervention humaine donc, au corps médical.

Pourquoi venir à Paris?

Principalement pour venir visiter The Family, "le meilleur incubateur en Europe francophone", selon Frédéric Lambrechts. "Ils ont compris ce qu’il faut faire". Dès lors, ce diplômé de l’Ichec a souhaité venir chercher de l’inspiration... et nouer de potentiels partenariats.

Quelles perspectives?

D'ici cinq ans, Osimis veut devenir le "standard par défaut" dans l’imagerie médicale. Interrogé sur cet ambitieux objectif, le cofondateur blague: "Nous y serons, à un jour ou deux près".

Des inspirations?

Github, le service en ligne d’hébergement de code. Parce qu’ils n’ont jamais eu besoin de capitaux, ce qui est "un bon driver".

 

Pascal Coppens, CEO de Tweedle

Quel est le pitch derrière le projet?

Tweedle se veut un assistant digital dans la vente, développé principalement pour le secteur du luxe. Une sorte de "conversation starter" pour les équipes commerciales en magasin afin de favoriser les discussions avec les clients à partir de leurs données.

Pourquoi venir à Paris?

Ue bonne portion des marques de luxe est située à Paris, "la capitale" dans le secteur. L’idée était donc de s’y rendre pour découvrir ce qui se fait au niveau de l’intelligence artificielle, utilisée dans Tweedle.

Quelles perspectives?

Dans sa précédente aventure liée à l’événementiel, Paul Coppens explique avoir grandi rapidement jusqu’à 50 marques, ce qu’il aimerait répliquer ici en atteignant les 12 marques importantes dans les cinq ans.

Des inspirations?

Mobike, cette start-up asiatique active dans la location de vélo, l’inspire aussi pour son usage de l’intelligence artificielle. "Je regarde souvent en direction de la Chine, parce que j’y ai vécu 20 ans", glisse le fondateur, aussi directeur pour l’Europe d’un accélérateur de start-ups à Shanghai.

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