Avec la vente sociale, Stellar a trouvé le bon filon

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Lancée en 2015, la start-up belge Shopally, devenue Stellar Influence, misait sur le succès de la vente via les réseaux sociaux. Deux ans plus tard, la société est rentable et en pleine phase de croissance.

Il y a deux ans, Sarah Levin et Cathy Pill fondaient Shopally. La start-up belge, renommée Stellar Influence, avait pour ambition d’améliorer la manière dont les influenceurs monétisent leur contenu sur les réseaux sociaux, mais également d’offrir une meilleure expérience shopping aux utilisateurs. "Dans un premier temps, on a créé une application mobile qui permettait aux influenceurs de monétiser leur contenu grâce à une technologie de tracking qui fait le lien entre la publication sur les médias sociaux et l’achat effectif par le consommateur", explique la cofondatrice.

"Désormais, nous travaillons avec toutes les marques, même dans le food ou les petits électroménagers, par exemple."
Sarah Levin

En cas de vente, l’influenceur perçoit donc une rémunération, pouvant aller jusqu’à 15%. Devenue une véritable profession, ces spécialistes aguerris de la stratégie marketing représentent une grande partie du bruit social des marques de l’industrie de la beauté, de la mode ou de la décoration. "Cela va plus loin aujourd’hui que le lifestyle, commente Sarah Levin. Désormais, nous travaillons avec toutes les marques, même dans le food ou les petits électroménagers, par exemple."

Réorientation BtoB

Si l’application initiale existe toujours, la société a depuis développé une plateforme de création de contenu et de monétisation sur deskstop. Les grandes marques ne sont plus des partenaires. Elles sont devenues des clients. Progressivement, Stellar Influence s’est dotée de nouveau outils et services qui aident les marketers à trouver les bons influenceurs.

"Les marques étaient nos partenaires. Désormais ce sont nos clients."
Sarah levin
cofondatrice de stellar influence

"En parallèle de Shopally, nous avons développé une agence de marketing d’influence orientée data. Nous mettons en place des campagnes pour les marques et nous leur permettons aussi d’avoir un reporting en temps réel", explique Sarah Levin.

La marque belge BeGummy a notamment fait appel aux services de Stellar Influence lorsqu’elle a voulu introduire le fameux "handspinner" (voir photo) sur le marché français en faisant appel à 5 YouTubeurs adolescents. L’agence vient également de donner le coup d’envoi des campagnes de Lee ainsi que de L’Oréal pour Roger Gallet et Vichy (campagnes toujours en cours). Et prochainement, Stellar Influence va lancer une plateforme Saas proposant des fonctionnalités et un haut niveau de data sur les influenceurs.

Recentrée sur l’Europe

En 2015, la société avait levé 1,3 million d’euros auprès d’une série d’investisseurs belges dont Robert Anciaux et Guy de Vreese. Depuis, elle a fermé son bureau à New York pour concentrer ses activités en Europe. Elle emploie une dizaine d’employés répartis entre Bruxelles et Paris.

"Nous avons atteint le break-even cette année."
Sarah Levin

"Nous sommes en pleine phase de croissance en termes de marchés mais aussi de clients. Nous poursuivons notre stratégie de partenariat avec des agences. Nous avons atteint le break-even cette année", conclut Sarah Levin.

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