La start-up bruxelloise Listminut lève 850.000 euros

©Listminut

La start-up, qui met en relation des particuliers et prestataires de petits services au quotidien, a levé 850.000 euros et se concentre sur son business model qu’elle veut rendre plus solide et plus facile à dupliquer.

Pour cette troisième levée de fonds depuis son lancement en 2013, Listminut estimait au départ ses besoins en capital frais à deux millions d’euros. La start-up a donc contacté une série de V.C européens et s’est pris un certain nombre de claques. "On n’a pas convaincu parce qu’on a une belle croissance mais qu’il faut travailler notre business model, le rendre plus robuste pour le dupliquer ensuite", explique humblement Jonathan Schockaert, CEO et co-fondateur de Listminut.

En juillet 2014, Listminut avait déjà levé 200.000 euros auprès de business angels du nord du pays. Dix-huit mois plus tard, la start-up bouclait un deuxième tour de table de 300.000 euros sous forme de prêts convertibles, dont un tiers auprès du fonds W.IN.G et deux tiers auprès d’investisseurs privés. Cet argent devait successivement servir à se lancer sur le marché des services à l’entreprise, à soutenir la croissance, à s’ouvrir à l’international.

Un modèle solide et rentable

A Paris justement, tout ne s’est pas passé comme prévu. "Nous y avons de bons chiffres mais l’acquisition payante nous coûte trop cher", reconnaît Jonathan Schockaert. Le CEO de Listminut a donc décidé de mettre Paris en pause "pour se refocaliser sur son core business". Le modèle de ListMinut à Bruxelles n’est, en effet, pas celui du reste de la Belgique. "A Bruxelles, nous rencontrons la totalité des prestataires, nous les sélectionnons et nous avons construit un véritable réseau de personnes de confiance", ajoute Jonathan Schockaert.

Pour faire la même chose dans le reste de la Belgique, ListMinut manque de ressources humaines. "A Anvers, Gand, Liège, Namur, on est toujours sur l’ancien modèle. On a moins de contrôle sur les prestataires. L’expérience client est moins bonne et par conséquent le taux de conversion est beaucoup moins bon", commente Jonathan Schockaert. En Flandre, par exemple, le taux de conversion est deux fois moins bon par rapport à Bruxelles.

D’ici 18 à 24 mois, ListMinut entend donc se focaliser sur son offre et sur la construction d’un modèle économique solide et rentable. C’est d’autant plus indispensable que le tout nouveau régime fiscal pour les plateformes de l’économie collaborative a ouvert de nouvelles portes pour la jeune pousse. "On pourrait envisager de régulariser la situation de certains travailleurs au noir ou bien d’étendre nos services aux copropriétés, par exemple", détaille Jonathan Schockaert.

De l’expertise 

Pour soutenir ses nouvelles ambitions, ListMinut peut toujours compter sur W.IN.G. Le fonds régional d’investissement vient de rajouter 50.000 euros de capital. Mais surtout, la start-up est parvenue à convaincre deux binômes d’entrepreneurs à succès de rajouter 800.000 euros. "Nous sommes entourés d’entrepreneurs à succès qui ont une  bonne connaissance du monde du retail pour certains, du monde du bricolage pour d’autres", estime Jonathan Schockaert. 

Lancé en 2013 par quatre étudiants de l'UCL, ListMinut est un réseau social d'échanges de services entre voisins. Concrètement, la plateforme met en relation des utilisateurs qui ont une tâche à faire réaliser (jardinage, réparation, baby-sitting … etc) et ListMinut leur fournit une liste de prestataires classés par réputation. Avec les beaux jours qui reviennent, la start-up, qui a déjà rencontré et sélectionné un bon millier de prestataires, devrait réaliser de jolis chiffres. "Rien qu’au mois de mai, nous avons enregistré 4.000 demandes de services", explique Jonathan Schockaert.

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