Le projet Molengeek reçoit une reconnaissance mondiale

Ibrahim Ouassari and Julie Foulon, les fondateurs de Molengeek. "Pour nous, c’est un échec quand un jeune qui a fait toutes les formations nous annonce qu’il veut être chauffeur de bus, par exemple." ©BELGA

Molengeek a gagné un prix offert par Samsung. C'est pour l'incubateur molenbeekois une reconnaissance globale au sein d’un des groupes techs les plus puissants au monde.

Après les Etats-Unis, les co-fondateurs de Molengeek s’envoleront pour Seoul cette semaine. L’incubateur molenbeekois y recevra l’un des premiers prix du Global Citizenship Awards organisé par Samsung pour son implication citoyenne. Une belle reconnaissance pour l’asbl de la part d’un des leaders de la tech et les prémisses d’un développement international.

Dimanche soir, Julie Foulon la co-fondatrice de Molengeek, a eu une bonne nouvelle à annoncer. "Molengeek a remporté un prix interne à Samsung pour son implication citoyenne", se réjouit-elle. Cela n’a l’air de rien comme ça mais pour l’asbl, cela représente une reconnaissance globale au sein d’un des groupes techs les plus puissants au monde.

"Cela signifie que Molengeek est le meilleur projet international avec lequel ils travaillent" (Julie Foulon)

Mais plus encore. "C’est important pour nous parce que cela solidifie notre partenariat dans le futur", explique Ibrahim Ouassari, co-fondateur de Molengeek. "Le fait d’aller sur place va nous permettre de rencontrer des CEO et responsables mondiaux", renchérit Julie Foulon.

S’ils n’en diront pas plus, les co-fondateurs de Molengeek admettent, entre les lignes, qu’ils ont des projets à l’international mais qu’il est encore trop tôt pour en parler.

Schaerbeek, un projet qui a du sens

©Kristof Vadino

C’est que depuis le lancement de Molengeek il y a près de deux ans, l’asbl a fait du chemin. "Au début, on est obligé d’investir et pour cela, on a besoin de subsides", explique Ibrahim Ouassari. "Mais aujourd’hui, on arrive à un moment où les jeunes de notre communauté commencent à apporter de la plus-value. Notre objectif, c’est d’atteindre l’indépendance financière. Nous devons montrer l’exemple", estime-t-il.

Dernièrement, Molengeek a annoncé faire partie du projet qui a remporté l’occupation d’une partie des anciennes écuries Van de tram à Schaerbeek. Objectif plus ciblé cette fois: développer un nouveau pôle de compétence axé sur les nouvelles technologies dans le domaine de l’audiovisuel. "On a eu la proposition en début d’année. On a évalué le marché. La thématique choisie a du sens, l’emplacement et le public visé aussi", explique Julie Foulon.

Coder, ce n'est pas suffisant

L’asbl part d’un constat: plein de jeunes ont appris à coder mais cela n’est pas suffisant. Ils sont nombreux à vouloir faire du design, de la communication, du e-marketing … "On sent un manque de diversité dans le panel de formation", estime Ibrahim Ouassari. L’idée c’est d’avoir les trois branches pour créer ta start-up: codage, design et marketing. On essaye de les rendre indépendants pour qu’ils n’aient pas d’excuse à la non-activité."

Avec cette nouvelle antenne, Molengeek veut favoriser la mobilité sociale et contribuer au développement des compétences digitales. "Pour nous, c’est un échec quand un jeune qui a fait toutes les formations nous annonce qu’il veut être chauffeur de bus, par exemple. A l’inverse, quand ils restent dans le domaine de la tech, on estime qu’on a gagné", conclut le co-fondateur de Molengeek.

©BELGA

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