Sortlist réalise sa première acquisition en Espagne

©Sortlist

Le Meetic du marché de la publicité et du marketing officialise son expansion européenne. Sortlist vient d’acquérir son concurrent et leader sur le marché espagnol, The Briefers.

En août dernier, Nicolas Finet ne cachait pas ses ambitions de faire de Sortlist un leader européen. Si son marché principal reste la Belgique où elle possède des bureaux à Wavre et à Gand, la scale-up dispose déjà depuis un certain temps d’une présence physique à Paris. L’Espagne constitue son troisième marché et Sortlist entend y renforcer sa présence par l’acquisition de son concurrent madrilène, The Briefers.

Les détails de l’acquisition ne sont pas connus. "Depuis quelques mois, la société jouit d’une bonne santé financière. Cela nous permet de financer en partie ce rachat", commente toutefois le cofondateur de Sortlist. L’acquisition de The Briefers est aussi stratégique qu’elle représente un vrai coup de cœur. "Le plus important pour nous, c’était de trouver quelqu’un de confiance sur place. Macarena Vaya Duarte, la fondatrice de The Briefers, a elle-même été brand manager avant de lancer sa société. Elle connaît très bien le marché espagnol, elle partage la même vision et dispose d’un large réseau."

"Nous n’attendons pas de lever de fonds pour déployer notre stratégie."
nicolas finet
cofondateur de sortlist

Depuis son lancement en 2014, Sortlist est passé d’une agence de marketing et de consultance à un véritable matchmaker qui fournit un véritable service aux entreprises à la recherche des meilleures agences de pub. Aujourd’hui, l’entreprise emploie une vingtaine de personnes et réalise un volume d’affaires de l’ordre de 60 millions d’euros. "Nous n’avons pas spécialement de stratégie d’acquisition. Nous privilégions l’ouverture de nouveaux bureaux mais sommes ouverts aux opportunités, comme ce fut le cas avec The Briefers", précise Nicolas Finet.

L’approche matchmaking de Sortlist lui permet de travailler avec un large éventail de sociétés, du petit indépendant aux PME en passant par de grandes multinationales. "The Briefers a un profil similaire à Sortlist. Le volume d’affaires est plus ou moins identique, l’entreprise a bonne réputation et présente la même typologie de clients. Elle travaille notamment avec tous les champions locaux", ajoute Nicolas Finet. Avec cette acquisition, Sortlist veut répliquer en moins d’un an ce qu’elle est parvenue à faire à Paris. "C’est ambitieux mais nous pensons pouvoir y arriver parce que nous avons acquis de l’expérience, les process en interne sont bien huilés", poursuit-il.

What’s next?

sortlist
  • Fondée en 2014, Sortlist est une plateforme de matchmaking pour le marché de la pub et du marketing.
  • La scale-up réalise un volume d’affaires d’environ 60 millions d’euros et emploie une vingtaine de personnes. Elle est à l’équilibre depuis février 2017.
  • Ses principaux marchés sont la Belgique, la France et l’Espagne.
  • D’ici la fin de l’année, la société devrait lever plusieurs millions d’euros.
  • Ses principaux investisseurs sont notamment la famille Janssen, Didier Smits, Alexandre De Groote ainsi que le fonds Lean Fund.

La scale-up ne compte pas s’arrêter à l’Espagne. Plusieurs marchés sont actuellement à l’étude et la société espère pouvoir boucler une levée de fonds de plusieurs millions d’euros d’ici la fin de l’année. "Cela avance comme prévu, nous sommes dans les délais mais on ne se presse pas. Nous déployons notre stratégie avant tout, nous n’attendons pas de lever des fonds pour ça", conclut-il.

Sortlist a déjà levé 550.000 euros auprès d’investisseurs privés et du fonds Lean Fund. Les chiffres de l’entreprise sont au vert et les perspectives encourageantes. L’entreprise enregistre plus de 10 nouvelles agences inscrites par jour à travers le monde. En moyenne, plus de 80 demandes d’entreprise sont traitées par jour, pour un total de plus de 20.000 projets venus du monde entier depuis sa création. "Nous remarquons une tendance de plus en plus grande des entreprises à vouloir travailler avec des agences. Ceci s’explique dans un contexte où la transformation digitale, pourtant essentielle pour garder un avantage concurrentiel, reste un défi auquel les entreprises ont du mal à faire face", estime encore Nicolas Finet.

Lire également

Contenu sponsorisé

Partner content