Une Belge parmi les start-ups européennes les plus "hot"

Après la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne, Teamleader, la start-up belge de l’année 2016, évalue de nouveaux marchés en Europe. Elle recherche également une trentaine de nouveaux profils.

Les start-ups européennes les plus hots se retrouvent ce jeudi à Berlin à l’occasion de la 4e édition de la EU Startup Conference. L’événement constitue une belle porte d’entrée pour les jeunes (et moins jeunes) pousses qui veulent étendre leurs activités au-delà de leurs frontières. C’est le cas de Teamleader, sacrée start-up belge de l’année en 2016 et invitée à pitcher pour l’occasion.

Son CEO, Jeroen de Wit, a 29 ans et pas assez de temps dans une journée pour faire tout ce qu’il voudrait. Teamleader est sa première société et même sa première expérience professionnelle. Sa start-up développe et distribue une solution à destination des PME, pour la plupart spécialisées dans les services. Le logiciel conçu par Teamleader combine la gestion de contacts, la facturation et la gestion de projets. "Nous optimisons le flux de travail des entreprises. Elles peuvent ainsi se concentrer davantage sur leur core business plutôt que de perdre du temps à gérer leur administration", explique Jeroen De Wit. En résumé, le job de Teamleader c’est d’aider les PME à se digitaliser.

"Plus de 5.000 PME utilisent Teamleader dans six pays européens."
jeroen de wit
ceo de teamleader

Peu de concurrence

Les clients de Teamleader sont de petites entreprises, entre 2 et 50 personnes. "Actuellement, sur base quotidienne, plus de 5.000 PME utilisent notre logiciel", précise Jeroen De Wit. Depuis la première structure créée en 2008 et le lancement du produit quatre ans plus tard, Teamleader a procédé à deux levées de fonds pour un total de 13,5 millions d’euros. La société est désormais présente dans six pays européens (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, France, Italie et Espagne). "Nous sommes en train d’évaluer d’autres marchés en Europe mais l’exercice n’est pas encore fini, commente Jeroen De Wit. Ce que nous regardons avant tout chose c’est le nombre de PME par pays mais aussi le ratio d’adoption du cloud par ces mêmes PME."

Et bien entendu, Teamleader est attentive à la concurrence. "Beaucoup de gens pensent qu’il s’agit d’un marché très concurrentiel mais en réalité, 40 à 50% de nos clients n’utilisaient aucun logiciel avant Teamleader (pour eux, c’est la première étape vers la transformation digitale), environ 35% emploient conjointement différents outils – ils n’avaient donc pas d’application intégrée – et le reste (10 à 15%) travaillent avec des outils connus comme Salesforce, qui sont trop complexes et trop chers pour nos clients. C’est vrai qu’il y a beaucoup de logiciels CRM mais Teamleader est unique parce qu’il offre bien plus de fonctionnalités", estime Jeroen De Wit.

Teamleader a de l’ambition puisqu’elle entend devenir leader du marché européen à moyen/long terme. "Nous affichons de belles croissances dans les pays où nous sommes présents. La croissance future dépendra de notre développement en Europe, explique encore Jeroen De Wit, qui n’envisage pas un seul instant de sortir du Vieux Continent. Les prévisions annuelles de la Commission européenne estiment le nombre de PME en Europe à 23 millions, dont la grande majorité ont moins de 10 employés. C’est un marché énorme, nous n’avons pas besoin de viser les Etats-Unis."

Pour soutenir ses ambitions, l’entreprise recherche également une trentaine de nouveaux employés. "Nous avons des places vacantes dans la vente, le marketing, le support client, la programmation. à peu près partout", sourit Jeroen De Wit. Pour le moment, Teamleader n’envisage pas de procéder à une nouvelle levée de fonds. Elle a pourtant déjà reçu plusieurs propositions de rachat, selon son CEO. "Teamleader fonctionne bien, on sait où on va et on fait ce qu’il faut pour", assure Jeroen De Wit.

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