Une fiscalité minimale pour les petits jobs

©Tim Dirven

Alexander De Croo prépare un plan pour simplifier drastiquement et alléger l’imposition des petites prestations occasionnelles. Objectif: mettre fin à la zone grise dans laquelle gravitent de nombreuses start-ups.

Alexander De Croo aime les start-ups, il le fait savoir assez fréquemment et s’attaque cette fois à la question de l’économie participative. Comprenez les plateformes comme Uber, Airbnb, mais aussi de nombreuses pépites belges à l’image de Flavr, ListMinut ou MenuNextDoor.

Le ministre Open Vld de l’Agenda Numérique prépare un plan pour mettre fin à la zone grise dans laquelle se trouve tous les petits prestataires de services sur ces plateformes. L’objectif? Permettre à quiconque le souhaite d’offrir des services sans devoir passer par le statut d’indépendant ou d’indépendant complémentaire. Des revenus qui ne devraient plus être déclarés dans la catégorie "revenus divers", et donc imposés à 33%.

Créer un Passeport Entrepreneur

"Jusqu’à un certain seuil, tout le monde devrait pouvoir réaliser des petites prestations, avec une imposition minimale: si on reste au niveau actuel, on tue le système", explique le ministre, qui veut aussi drastiquement simplifier le statut des indépendants complémentaires. "Les start-ups qui portent ce genre de plateformes révolutionnent réellement l’économie en abaissant non seulement les barrières à l’entrée pour la consommation, mais aussi les entraves à l’entrepreneuriat."

Pas question ici de créer un nouveau statut, plutôt de booster l’esprit d’entreprise et de susciter des vocations, "parce que beaucoup d’entrepreneurs démarrent aujourd’hui via ces plateformes, se découvrent un talent et puis se professionalisent".

Quant au suivi de ces prestations par l’administration fiscale, il serait du ressort des plateformes: "Il s’agit de créer une sorte de Passeport Entrepreneur, et les plateformes, qui ont de toute façon accès à ces informations, nous renseignent sur les prestations effectuées par les utilisateurs", ajoute le ministre.

À noter que les taux d’imposition ou les seuils n’ont pas encore été définis, le ministre ne souhaitant pas s’engager sur un timing pour la présentation du plan. Sur le financement des start-ups, Alexander De Croo évoque aussi des "avancées intéressantes" sur l’utilisation des fonds européens du plan Juncker. L’idée serait, là, d’utiliser ces deniers publics pour activer les investisseurs privés et donner "des financements de croissance aux start-ups belges".

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