Wietse, un voyageur qui rêvait d'entreprendre

©Kristof Vadino

Wietse Van Ransbeeck, 23 ans, ne s'est jamais senti l'âme d'un employé. Passionné depuis tout petit par la technologie, le jeune diplômé a récemment décidé de lancer sa propre start-up Citizenlab. Cette plateforme numérique de participation citoyenne combine à la fois sa passion d'enfance et son engagement pour améliorer le système politique.

Les cheveux blonds, des lunettes, une chemise blanche, Wietse a l'allure du premier de classe. Mais il n'en a pas que l'allure, au contraire. Récemment diplômé de la prestigieuse école bruxelloise Solvay en tant qu'ingénieur de gestion, après un bachelier à la VUB, ce jeune entrepreneur peut se vanter d'un parcours, on peut le dire, brillant. Le jeune homme a, en plus, à son actif de nombreux voyages hors du commun qui ont enrichi sa formation à plusieurs niveaux, tels que, notamment, l'Iran, l'Indonésie et l'Ethiopie. "Ce sont des sociétés tellement différentes de la nôtre, peu développées technologiquement, raconte Wietse, ça m'a beaucoup inspiré pour mon travail".

Ils sont jeunes, ils ont des idées... et font tout pour réussir.

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Lisez les aventures de Wietse Van Ransbeeck, Loïc Jaillat, Maxime Arcari et Sophie Verhulst.

 

CitizenLab est une plateforme en ligne de participation citoyenne. Wietse et son équipe offre aux villes la possibilité via un abonnement de se munir de cette plateforme pour leurs citoyens. Ces derniers peuvent ainsi y faire des propositions pour leur ville et avoir des discussions avec d'autres habitants sur ces idées. Enfin, ils sont invités à voter pour les différentes propositions exposées. Dix villes ont déjà souscrit à CitizenLab. Le prix de l'abonnement payé par ces dernières varie entre 500 et 1000 euros par mois.

Mais bien que ses voyages aient en partie satisfait son besoin de découverte et de créativité, Wietse sent que cela est loin d'être assez. Alors que la plupart de ses professeurs l'encouragent à s'orienter vers la consultance en entreprise, le jeune Bruxellois sait que là n'est pas sa vocation et décide de tenter sa chance avec une de ses anciennes camarades de classe. C'est ainsi que les deux jeunes se retrouvent pour monter leur start-up.  

"J'étais encore aux études mais c'était le moment où jamais pour entreprendre justement, se réjouit Wietse, je pense que si j'avais attendu ça n'aurait pas été possible". Parce que, oui, il leur faudra presqu'un an pour mettre leur projet de plateforme numérique de participation citoyenne en place, une année durant laquelle les jeunes ne gagnaient pas d'argent. "Heureusement, en tant qu'étudiants on vivait chez nos parents, on n'avait pas encore de factures à payer comme maintenant donc ça ne posait pas de problème à ce niveau-là", explique le jeune homme. 

©Kristof Vadino

Mais l'argent ne constituait certainement pas la plus grande difficulté à laquelle a été confronté le jeune homme. "J'ai dû combiner mes études avec la start-up pendant près d'un an, la journée j'allais en cours et le soir je venais travailler à l'espace de co-working mis à notre disposition", raconte Wietse. Même si le jeune homme y est arrivé, il l'avoue, ce n'est pas sans quelques sacrifices. "Disons, que ma vie sociale était presque inexistante cette année", ironise le Bruxellois. Mais malgré tout, le jeune homme est bien entouré. Entre Aline, la co-fondatrice, Koen, le développeur et bien d'autres encore, l'équipe qui entoure Wietse offre à ce dernier un environnement social plus que satisfaisant à ses yeux. 

25.000 €
C'est la somme d'argent qu'a reçu Wieste de l'incubateur flamand iMinds pour mener à bien son projet CitizenLab, lui permettant ainsi de vivre pleinement désormais de ses activités.

Aujourd'hui, son projet CitizenLab est déjà bien avancé, au point qu'une dizaine de villes ont déjà souscrit à l'opération dont Hasselt et Ostende, de quoi rendre heureux le jeune homme. Mais ce dernier veut encore aller plus loin. "Nous voulons devenir l'acteur proéminent dans le domaine de la participation citoyenne dans toute l'Europe", déclare Wietse plein d'ambitions.  Ce projet dépasse en effet sa simple volonté de créativité et d'entrepreneuriat, c'est un plan que ce jeune visionnaire a mis en place pour la société, pour améliorer un système politique qui ne donne pas assez la parole au citoyen. "Je ne me suis jamais imaginé travailler pour un patron, je voulais créer quelque chose mais pas n'importe quoi, je voulais agir politiquement", s'enthousiasme Wietse. Un bien beau projet donc qui vient s'ajouter à la liste déjà nombreuse des réussites de ce garçon de 23 ans. 

Conseils de Wietse pour les jeunes qui voudraient comme lui lancer leur start-up :

  • Commencer tant que vous êtes encore étudiants. On a parfois tendance à penser que la jeunesse peut être un frein à l'entrepreneuriat mais c'est tout le contraire, c'est une véritable richesse. On a l'occasion de bien réfléchir au projet et de le développer en fonction de ces réflexions. Qui plus est, en étant étudiants, les jeunes n'ont pas encore énormément de factures à payer, ils peuvent vivre chez leurs parents, ce qui rend plus facile le fait de ne pas gagner d'argent au début avec leur start-up. 
  • S'entourer d'autres entrepreneurs. Il est important de bien s'entourer, non seulement pour pouvoir recevoir les conseils d'autres personnes dans la même situation que le jeune entrepreneur mais également pour évoluer avec eux, apprendre de leurs erreurs tout comme des siennes. 
  • S'informer au mieux dès le départ sur les clients qu'il vise. Le public cible doit être dans la tête du jeune dès le départ, élaborer un produit sans penser aux personnes qui en bénéficieront est inutile. 

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