Bienvenue chez Co.Station, village des entreprises de demain

©France Dubois

Situé en plein cœur de Bruxelles, le plus grand espace du pays dédié aux start-ups et scale-ups du secteur numérique se veut bien plus qu’une simple pépinière.

Une fois entré dans le bâtiment, on se demande quelle direction emprunter. Et on ne sait pas davantage si la personne derrière le petit bureau a l’entrée fait office de réceptionniste ou est éventuellement un des nombreux locataires de l’endroit. Nous sommes chez Co.Station Brussels, place Sainte-Gudule, le plus grand espace du pays dédié aux start-ups et scale-ups du secteur numérique. Un labyrinthe, situé au sein de l’immeuble Marquis, qui accueille en permanence des dizaines de jeunes pousses qui démarrent leur projet ou qui sont déjà plus avancées dans leur développement. Près de 3.000 m2 – bientôt portés à 4.000 – au cœur de Bruxelles, où s’entrecroisent bureaux vitrés ou plus confidentiels, espaces ouverts flexibles, aires de rencontres, cloisons de bois brut, sans oublier un workcafé, un amphithéâtre et un restaurant déjà bien réputé. Le tout dans une ambiance très décontractée où le costume-cravate et les quinquagénaires sont des denrées plutôt rares, à l’inverse des baby-foot ou des raquettes de badminton.

"Nous sommes beaucoup plus qu’une simple pépinière de start-ups ou un espace de coworking", explique Eugenia Forcat, COO de la société, qui utilise tout à la fois les termes "village", "écosystème" ou "pipeline" lorsqu’elle évoque Co.Station. Celle-ci ne fournit en effet pas seulement la location d’espaces pour jeunes entreprises innovantes et collaboratives. Elle propose aussi un environnement dans lequel ces dernières peuvent réseauter et communiquer aisément entre elles, et où de surcroît elles bénéficient de soutiens, en ayant notamment accès à des experts dans les domaines nécessaires à leur développement.

"Pas moins de 800 sociétés vivent dans la communauté et sont inscrites dans l’écosystème."
eugenia forcat
coo de co.station

Une académie, la "Virtuology Academy", leur dispense ainsi des conseils en matière de financement, de marketing, de communication, de coaching ou pour les aspects légaux. "Cette académie apporte des compétences très pragmatiques pour les start-ups" précise Eugenia Forcat. Et si une quarantaine de sociétés sont aujourd’hui présentes dans l’immeuble – dont Startup Factory, Ecoyo, MyMicroInvest, Productize ou Le Wagon –, "ce sont pas moins de 800 sociétés qui vivent dans la communauté et qui sont inscrites dans l’écosystème", fait encore valoir la COO, arrivée il y a quelques mois chez Co.Station.

Détail amusant, Co.Station est elle-même une start-up, qui, à l’instar de nombreuses très jeunes entreprises novatrices, a connu des ratés au démarrage. Une première version de la société n’a vécu que quelques mois. Avant d’être reprise et refondée en novembre 2014 par de nouveaux partenaires regroupant BNP Paribas Fortis, Orange, SD Worx, Socialcom et Solvus. À l’origine, le nom fut inspiré à la fois par le concept de coworking, mais aussi par la proximité avec la Gare Centrale. Une localisation qui permet une utilisation intensive des transports en commun et non polluants. L’endroit dispose d’un parking à vélo et de douches.

©France Dubois

Désormais, le concept tient ses promesses. Le 1er décembre prochain, Co.Station inaugurera, lors d’un événement, de nouveaux espaces qui porteront la superficie de ses installations à environ 4.000 m2, répartis sur deux étages. Une antenne de 2.000 m2 a été ouverte à Gand en septembre. Et d’autres projets sont dans les cartons.

"Le nombre de start-ups, qui est évalué à 3.000 en Belgique, est en phase de croissance importante, proportionnellement plus que dans la majorité des autres pays européens. Et Bruxelles abrite déjà le plus grand nombre de start-ups et de scale-ups", conclut Eugenia Forcat, pour qui "les choses sont en train de changer rapidement".

Et si on parlait des start-ups belges?

Il y a toujours eu des starters dans notre pays. Mais la scène des start-ups semble aujourd'hui complètement différente de ce qu'elle était avant.

La distance séparant l'idée de l'entreprise est plus courte. Les projets et les capitaux se trouvent plus vite que jamais. De plus en plus de jeunes talents veulent réaliser leur rêve, et partager leurs connaissances et leur enthousiasme les uns avec les autres. C'est pourquoi l'ensemble de la scène des starts-ups symbolise tout ce que l'économie classique ne représente pas.

Découvrez notre dossier dédié à la semaine des start-ups. Avec, entre autres, les articles suivants:

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