Bone Vet, nouvelle start-up pour la santé animale

©Jonas Roosens

Ex-patron de Bone Therapeutics, Enrico Bastianelli a créé Bone Vet pour soigner des pathologies ostéo-articulaires chez les animaux de compagnie. Il vient de lever 1,250 million auprès d’investisseurs privés et institutionnels (Idelux, Investsud, Theodorus, etc.).

Un peu plus d’un an après la fin de son contrat de directeur général chez Bone Therapeutics, Enrico Bastianelli remonte au front, toujours dans le secteur de la biotechnologie. Selon nos informations, il a porté sur les fonts baptismaux fin 2017 Bone Vet (Bone pour les os et Vet pour vétérinaire), une nouvelle société dont la spécialité sera de proposer des traitements pour des pathologies ostéo-articulaires chez les animaux. Il s’agit notamment des problèmes d’articulation, de tendons ou de ligaments. "Dans un premier temps, l’objectif est d’axer nos recherches sur les animaux de compagnie, principalement les chiens. Il y aura aussi un volet pour le cheval, mais c’est pour l’avenir", nous a confirmé Enrico Bastianelli.

Il se focalise dans un premier temps sur les chiens parce que, dit-il, c’est un segment important en médecine vétérinaire et que le secteur de la santé des animaux de compagnie est aujourd’hui celui où les revenus augmentent plus rapidement que dans la santé humaine. "Dans le secteur de la santé animale, il y a le bétail et les animaux de compagnie. Les animaux de compagnie représentent 50% du marché et les soins qui touchent à leur santé augmentent de 10% par an. Ce phénomène s’explique par le fait que les animaux de compagnie sont aujourd’hui considérés comme des membres de la famille et les dépenses en leur faveur augmentent. Il y a de plus en plus d’assurances qui leur sont consacrées. Aux USA, il y a des dizaines de milliers de polices d’assurance qui sont souscrites chaque trimestre pour les animaux de compagnie", dit-il.

Études cliniques sur des chiens

D’après lui, le secteur de la santé animale représente un chiffre d’affaires de 25 à 30 milliards d’euros par an. Une série d’études vont être lancées pour arriver à des reformulations, de même que des études cliniques.

Des sources proches du dossier reprochent à Enrico Bastianelli de vouloir faire des études cliniques sur des animaux en leur cassant par exemple les pattes afin de tester l’efficacité des traitements. D’autres indiquent que le projet Bone Vet fait partie des recherches entamées par Bone Therapeutics, mais qui auraient été abandonnées. "C’est totalement faux. Nous allons travailler avec des centres d’excellence comme le CER à Marloie, l’Université de Liège (ULiège) ou encore l’Université de Gand (UGent), qui disposent d’une patientèle de chiens malades et qui vont nous permettre de développer nos programmes. Bone Therapeutics est spécialisée dans la thérapie cellulaire osseuse chez l’homme et nous ne sommes pas positionnés sur ce secteur", rétorque Enrico Bastianelli. Détail amusant, outre la similitude entre les noms de Bone Therapeutics et de Bone Vet: le siège social de Bone Vet est situé dans la même rue que celui de Bone Therapeutics, à Gosselies (rue Auguste Piccard). Ils sont quasiment face à face. Pure coïncidence, précise Enrico Bastianelli, seulement parce que l’incubateur où est logée la nouvelle société est inscrit dans la même artère.

1,25 million €
Enrico Bastianelli a levé un montant de 1,250 million auprès d’investisseurs privés et institutionnels pour lancer la nouvelle start-up Bone Vet.

Bone Vet a publié des appels à candidatures pour recruter des spécialistes en biotechnologie. Son patron vient de clôturer un premier tour de table qui lui a permis de collecter 1,25 million d’euros auprès d’investisseurs privés et publics/institutionnels. Il s’agit de deux invests (Investsud et Idelux en province de Luxembourg), du fonds Theodorus (ULB) ou encore de l’Innovation fund (fonds d’investissement pour soutenir des projets d’innovation en chimie et en science de la santé, créé par essenscia, la Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie). Bone Vet ambitionne d’introduire un premier dossier d’enregistrement dans les trois ans à venir.

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