Kingsize, les Namurois au service digital de Stromae

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Le studio créatif vient de signer avec Mosaert, le label créatif de l’artiste belge. Il s’occupera de sa communication digitale. De 4 personnes, la boîte envisage de monter à 10, voire 15 à terme, mais pas plus, histoire de préserver une certaine exclusivité.

C’est la java du côté de Kingsize. Le petit studio créatif namurois vient de signer un accord de collaboration avec Mosaert, le label créatif du célèbre Stromae. Un beau coup pour la jeune entreprise où travaillent actuellement quatre personnes.

"Cela s’est passé très simplement", raconte Arthur Tahon, responsable client chez Kingsize. "Nous avons reçu un e-mail de l’équipe qui cherchait un partenaire digital, je pense que notre côté taille humaine et notre réactivité leur a plu. Puis, nous nous sommes rencontrés et, de là, a découlé une première mission, à savoir la mise en ligne de leur toute dernière collection qu’est la Capsule 5 (présentée début avril au Bon Marché, à Paris, NDLR)".

Un succès qui a débouché sur une collaboration à plus long terme. Concrètement, Kingsize s’occupe désormais de toute la gestion du site web du label de l’artiste. En plus, ponctuellement, d’apporter une aide pour ce qui touche aux réseaux sociaux et newsletters de la marque.

"On se comprend"

Après tout, le digital, c’est son domaine. Fondé en juillet 2015 par trois amis, Cyprien Bellens, Milan Cambier et Julien De Vetter, le studio a vite fait appel à un quatrième aventurier, Arthur Tahon, pour le contact avec la clientèle et les relations extérieures, "ce qui n’était pas notre fort en étant trois geeks", sourit Julien De Vetter, développeur chez Kingsize.

L’idée de se lancer dans l’entrepreneuriat est venue d’une coïncidence: à un moment donné, tout ce petit monde s’est retrouvé sans emploi et a alors décidé de se dire "tant mieux", plutôt que "tant pis". Puis, le nom du studio a été arrêté – pour son côté second degré surprenant, et collant à la baseline de la boîte: "Who said size doesn’t matter".

Aujourd’hui, Kingsize, c’est près de 20 projets par mois. Une expertise suffisante pour un client comme Stromae, que l’on imagine exigeant? "Oui, on se comprend assez bien", souligne Arthur Tahon.

Déjà de beaux clients

Une réalité enracinée dans son ADN qui a permis à la jeune entreprise de se constituer en peu de temps un beau portefeuille client. De l’émission "C’est Cult" diffusée sur La Deux (RTBF) à Mer du Nord (devenu MdN aujourd’hui), en passant par la start-up spécialisée dans les verrines comestibles Do Eat ou encore par Hush Puppies, ses services sont particulièrement prisés par les entreprises souhaitant ajouter une touche de peps à leur communication, sans modération.

Une donne que le contrat signé avec Mosaert devrait accentuer? Pour l’heure, "concrètement, nous n’avons pas encore reçu de demande suite à la nouvelle". Par contre, il est vrai que "pour une jeune boîte comme la nôtre qui doit encore faire ses preuves, cela nous donne une crédibilité certaine", analyse Julien De Vetter.

De même que cela va permettre au studio de valoriser ce dans quoi il navigue le mieux, à savoir le domaine créatif versus la nécessité de répondre au plus grand nombre de demandes possible lors des débuts. À l’avenir, l’équipe de Kingsize aimerait se focaliser sur les secteurs à forte créativité ajoutée tels que la mode, la musique et les boissons. Avec, à la clé, un succès à la Dogstudio, l’agence digitale namuroise à succès qui travaille pour Franco Dragone, Natan, Creative Wallonia, le musée des sciences et de l’industrie (MSI) de Chicago ou le Kennedy Center? L’avenir le dira. L’entreprise envisage en tout cas de grandir, visant 10 à 15 personnes à terme, mais pas trop, pour garder son exclusivité.

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