Plainte en France contre Take Eat Easy

La start-up Take Eat Easy avait tenu deux ans avant de faire faillite. ©Tim Dirven

109 coursiers français déposent plainte contre Take Eat Easy pour travail dissimulé, emploi de main d'œuvre illégale et fraude à la TVA.

Take Eat Easy, start-up belge spécialiste de la livraison de repas à domicile, avait fait faillite en 2016. Depuis lors, on a appris que deux des quatre fondateurs lançaient une nouvelle société, Cowboy, active dans les vélos intelligents.

Mais aujourd'hui, l'actualité du quatuor est plutôt judiciaire.  Une centaine de coursiers français accusent au pénal  Take Eat Easy de travail dissimulé, emploi de main d'œuvre illégale et fraude à la TVA. Le Soir révèle l'information.

Lundi, 109 coursiers français représentés par l'avocat Kevin Mention ont déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris. L'action au pénal vise la société ainsi que ses quatre anciens dirigeants. Le Soir a consulté un document d'une trentaine de pages comprenant des déclarations, des e-mails, des statuts sur les réseaux sociaux, des fiches de paie, etc.

Les livreurs relèvent la relation subordonnée entre les coursiers et l'entreprise. Environ la moitié des plaignants affirme n'avoir jamais signé de contrat de travail avec la start-up, et ne pas disposer de numéro d'autoentrepreneur (statut propre à la législation française). Le document accuse également Take Eat Easy "d'emploi de main-d'œuvre étrangère non autorisée à travailler en France".

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