Seeder Fund, 16 millions pour la numérisation

David Van Tieghem (à gauche) et Igor Iweins de Seeder Fund.

Pour poursuivre son objectif d’apporter une réponse efficace aux besoins des start-ups en naissance et en croissance, le véhicule financier bruxellois a décidé d’augmenter son capital.

L’heure est au renforcement du côté du Seeder Fund. Le fonds d’investissement bruxellois a décidé d’augmenter son capital de 4 millions d’euros pour le porter à plus de 16 millions aujourd’hui, a-t-on appris à bonne source.

L’idée derrière l’injection de cet argent frais? "De pouvoir financer 50 start-ups supplémentaires durant les quatre prochaines années", indique d’emblée David Van Tieghem, cofondateur et responsable du fonds.

"Avec ces capitaux, nous allons financer 50 start-ups de plus dans les quatre ans."
David Van Tieghem
cofondateur du seeder fund

En l’état, le véhicule financier créé fin 2016 à l’initiative d’EEBIC, incubateur de la Région de Bruxelles-Capitale (lié à des acteurs comme l’ULB, BNP Paribas Fortis, Atos Worldline), et soutenu par Axa Belgium, Securex, la SRIB, la SFPI, Sambrinvest et Hydralis, a déjà soutenu 16 projets différents, dans les secteurs les plus divers.

Pour les sélectionner, l’équipe aux commandes se base sur un critère simple: concerne-t-il un créneau où les procédés peuvent encore être digitalisés? Si tel est le cas, le projet répond alors aux critères.

En pratique, "l’amorçage des projets, issus de toute la Belgique, se fait via l’octroi de prêts convertibles pour un montant maximal de 100.000 euros", explique l’homme fort aux commandes. Selon les cas, le fond intervient seul ou aux côtés d’autres acteurs comme Sambrinvest, Leansquare, BeAngels ou la SRIB.

Seeder Fund
  • Créé fin 2016 à l’initiative d’EEBIC, incubateur de la Région de Bruxelles-Capitale (soutenu par des acteurs comme l’ULB, BNP Paribas Fortis, Atos Worldline), avec un capital de 12 millions.
  • Réunit des actionnaires comme Axa Belgium, SecurexFinance. Brussels, la SFPISambrinvest et Hydralis.
  • déjà financé 16 projets dans le domaine du digital.
  • Est désormais doté d’un capital de plus de 16 millions d’euros.
  • S’est fixé l’objectif de financer 50 start-ups supplémentaires sur 4 ans.

Plus fondamentalement, le Seeder Fund cherche à donner aux acteurs qu’il soutient "les moyens de confirmer la traction commerciale et la viabilité économique des projets qu’ils portent". Ce qui passe par la mise en route pour de jeunes pousses, mais aussi par l’accompagnement de la croissance pour des entreprises déjà plus établies. À cette fin, les fonds disponibles sont répartis respectivement à 40% et 60% au soutien de ces deux profils.

Fibre digitale

Née en août dernier, Kaspard fait partie des projets retenus. Il s’est vu octroyer un prêt convertible fin février pour développer sa solution de traitement de problèmes de chutes et de déambulation en milieu hospitalier et maison de repos.

"Après vérification de l’intérêt de notre solution (un dispositif discret à placer au mur qui transmet de l’information en continu au personnel soignant, NDLR.) auprès des utilisateurs et la validation de notre prototype, le Seeder Fund est entré dans la partie en apportant 80.000 euros, libérables en deux tranches, raconte Philippe Kaplan, fondateur de Kaspard. C’est une logique qui me plaît bien, car cela permet de financer un projet en fonction des étapes par lesquelles il passe."

Grâce à ces capitaux, la start-up va pouvoir déployer sa solution, déjà en test dans trois institutions (deux maisons de repos et un hôpital), avant une mise en production suivie d’une commercialisation prévue pour la fin de l’année.

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