SN Factory, nouvelle plaine de jeux pour les "makers"

©FRANCE DUBOIS

Les entrepreneurs qui ont besoin d’exécution et souhaitent développer leur business, avec un focus sur le hardware, ont un nouveau point de chute à Bruxelles. Il s’appelle SN Factory.

Ceci n’est pas un fablab. D’ailleurs, le SN Factory — comme beaucoup d’autres — n’épouse pas vraiment la définition consacrée même s’il s’en rapproche. "Nous n’aimons pas cette appellation parce qu’il ne s’agit pas seulement de fournir des machines. Ici, nous allons créer des start-ups", explique d’emblée Alexis Bedoret, co-fondateur de Make it, l’un des partenaires à l’origine de cette nouvelle plaine de jeux pour "makers" qui surplombe les Quatre-Bras à Kraainem.

It’s all about execution

Le startup studio Make it, met une série de machines – allant de la découpeuse laser à l’imprimante 3D en passant par la fraiseuse CNC – à la disposition des porteurs de projets. Surtout, il propose des compétences en matière de construction de business. "Nous avons lancé 5 start-ups et travaillé avec 200 clients depuis 2014. Nous n’avons jamais levé de fonds et nous avons une belle croissance exclusivement organique", commente Guy-Louis de le Vingne. "Nous avons cultivé une grande expertise en matière d’exécution d’idées".

Derrière le projet SN Factory, on trouve également le fonds Statsnet créé en 1999 par le business angel Fabian Thylmann alias "le roi du porno". Le serial entrepreneur est également propriétaire du SN Cube, l’espace de co-working de près de 1.000 m² situé dans le même bâtiment, qui gère les murs et l’aménagement. SN Factory peut donc profiter des bienfaits d’un écosystème existant avec la vocation d’accueillir "chaque entrepreneur qui derrière sa créativité, a une idée de business". Une centaine de places sont disponibles en open space.

Hardware toute!

Laissez tomber le code et le software, the next big thing, c’est le hardware et plus particulièrement, l’IoT. Du moins, c’est le focus adopté par SN Factory. "Il y a 10 ans, le software n’était pas à la portée de tous mais aujourd’hui, c’est le cas. Si votre application a un bug, il est facile de l’identifier et de le résoudre en changeant quelques lignes de codes. Le hardware, c’est tout autre chose. Pour en développer, il faut être plus prudent, plus mesuré", juge Alexis Bedoret.

«Il ne s’agit pas seulement de fournir des machines mais aussi des compétences»
Alexis Bedoret
cofondateur de Make it

SN Factory va donc accompagner les sociétés qui veulent faire de l’IoT jusqu’à la réalisation de leurs projets, en mettant à disposition ses ingénieurs électroniques. "On peut plus facilement itérer sur quelque chose en interne", estime Guy-Louis de le Vingne. "Il n’y a aucune raison d’outsourcer quoi que ce soit. Toutes les machines sont à disposition, cela permet de réduire les coûts, d’augmenter la productivité, d’être globalement plus efficace".

Et concernant les relations entre les futurs entrepreneurs et Make it, les combinaisons sont nombreuses. Le startup studio commence toujours comme prestataire de service — ce qui lui permet d’assurer sa rentabilité — avant d’envisager la suite. "Quand nous ne sommes pas à l’origine d’un projet, cela nous arrive de le rejoindre en cours de route. On peut choisir de prendre des parts en equity ou d’investir dans la société. Ou de ne rien faire du tout. C’est au cas par cas", conclut Guy-Louis de le Vingne.

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