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TopCompare.be séduit le gratin des investisseurs

©TopCompare

La fintech belge a levé 20 millions d'euros auprès d'investisseurs réputés: Peter Thiel, le fondateur de Paypal, en fait partie.

TopCompare.be, c’est l’histoire d’une petite fintech belge d’un an à peine qui est parvenue à lever 20 millions d’euros auprès d’une belle brochette d’investisseurs internationaux. Les montants levés sont clairement ambitieux. Peut-être trop? "C’est effectivement une grosse somme mais nous sommes dans un secteur qui consomme énormément de capital, justifie Ronak Ahmadloo, cofondatrice. Nous avons besoin d’argent frais: la technologie et l’entretien du site demandent beaucoup d’investissements. Faire connaître le site auprès des consommateurs va également mobiliser les fonds."

TopCompare est singulière: c'est une fintech, elle est très jeune et cible le marché des consommateurs.

Basiquement, TopCompare.be est une plateforme de comparaison, un peu à la manière de Booking.com. Sauf qu’au lieu de comparer des hôtels, l’utilisateur compare des produits financiers.

L’objectif poursuivi est double: il s’agit à la fois de permettre aux consommateurs de trouver des informations transparentes et fiables en matière de finances personnelles mais également, et surtout, de comparer les offres du marché pour réaliser des économies d’argent et de temps.

3 milliards €
TopCompare.be a calculé que les consommateurs belges dépensent 3 milliards d’euros de trop par an en produits financiers.

Un potentiel énorme

Jusqu’à présent, le site permet de comparer les cartes de crédit et les offres de prêts mais TopCompare.be veut aller beaucoup plus loin. "La gamme des produits doit s’étendre, affirme Wouter Vanderheere, cofondateur. Il y a une réelle opportunité car le marché est énorme avec des produits assez récurrents et des coûts importants pour les familles. Cela représente des milliards d’euros d’économie pour les Belges si l’on prend en compte les assurances, les produits bancaires et de télécommunications."

Ce potentiel a permis de capter l’attention d’investisseurs internationaux réputés comme ACE & Company, Pacific Century Group, Nova Founders Capital, SBI Holdings, Mark Pincus (Zynga) et Peter Thiel (PayPal, Facebook). "Nous voulons parler au grand public, il nous faut une communication solide derrière", estime encore Wouter Vanderheere.

Un nouveau canal marketing

Pour l’utilisateur, la plateforme est entièrement gratuite. Le modèle économique de TopCompare.be dépend exclusivement des partenariats qu’elle noue avec le monde des banques et autres institutions financières. TopCompare.be estime être en mesure de jouer un rôle important pour ses partenaires en leur offrant un nouveau canal de marketing. "Le client digital est de plus en plus un client moins loyal. Cela modifie la manière de parler et d’acquérir de nouveaux clients", ajoute Wouter Vanderheere.

Mais pour que le modèle économique de TopCompare.be soit rentable à terme, il lui faudra atteindre, et surtout retenir, une masse critique d’utilisateurs. "C’est un vrai challenge, reconnaît Ronak Ahmadloo. En général, les gens achètent les produits qu’ils connaissent ou dont ils ont entendu parler, plutôt que de comparer toutes les options qui s’offrent à eux. Sur ce point, il faudra faire évoluer les mentalités."

Outre l’agrandissement du portefeuille de produits et les investissements dans sa communication, la start-up a l’intention d’agrandir son équipe, une quinzaine de personnes pour le moment, et de continuer à développer sa technologie.

Un demi million d’euros pour centralapp

Proposer à des commerces de leur créer un site et de gérer leur profil de marque sur les 15 pages internet les plus fréquentées (Facebook, Google…), c’est le créneau de CentralApp. Le but? Être largement présent sur internet sans y passer des heures. L’avantage? Aucune compétence technique n’est requise, tout est automatisé. "Avec CentralApp, on a voulu créer un outil simple et abordable qui permet à un établissement de mettre en place les bases nécessaires pour être trouvé et choisi sur internet, sans qu’aucune compétence ne soit nécessaire" affirme Jean-Charles Vanderlinden, fondateur de CentralApp. Le concept séduirait puisque 95% des clients ont renouvelé leur contrat.

La start-up va désormais proposer de nouveaux services et vient pour cela de lever 500.000 euros auprès d’une poignée de business angels. Les restaurants pourront à l’avenir profiter d’une centralisation des outils de réservation ou de commandes en ligne. Il sera aussi possible – par exemple pour un centre de beauté – de se connecter à un agenda en ligne pour gérer ses rendez-vous. L’expansion se fera à un rythme mesuré. "Nous allons apporter une attention particulière à ne pas grandir trop vite afin de prendre le temps de bien former les nouvelles personnes qui vont nous rejoindre et garantir la même qualité de service qu’aujourd’hui", conclut le fondateur.

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