Trois millions d'euros de plus pour la croissance d'Edebex

©Edebex

Tout s’accélère pour la start-up belge Edebex: la pépite spécialisée dans la revente de créances vient de lever trois millions d’euros auprès du business angel Pascal Berend.

Pour rappel, Edebex, c’est cette plateforme web qui permet à des PME de revendre leurs créances à des investisseurs en moins de 72 heures, contre une décote de quelques pourcent. L’ensemble de la procédure est audité par Edebex, qui vérifie notamment la solvabilité des débiteurs, et assuré (à 70 ou 90% selon le risque) par le géant Euler Hermes. Cette nouvelle injection de cash suit de près un premier tour de table qui avait permis à l’entreprise bruxelloise de lever 800.000 euros. Pascal Berend, un serial entrepreneur français installé à Bruxelles, avait déjà participé à ce premier tour. "Quand ils sont venus me solliciter, j’ai essayé de réduire le montant (rires), mais au vu de la croissance impressionnante de leur business, c’est loin d’être excessif", explique l’héritier de l’entreprise familiale Comasec/Marigold, leader français de la production de gants de sécurité.

"Nous sommes systématiquement dans la tranche haute de notre business plan et aujourd’hui, nous traitons pour 2 millions d’euros de transactions chaque mois", annonce Xavier Corman, cofondateur et CEO d’Edebex. "Notre premier objectif avec ces nouvelles liquidités, c’est de renforcer nos équipes et notre infrastructure IT pour être prêts à assumer un pic de croissance lorsque nous commencerons réellement à investir dans le marketing", ajoute Aïssa Laroussi, cofondateur et directeur marketing.

Dans le pipe, aussi, une expansion à l’international. "Nous avons déjà identifié des marchés prometteurs dans les pays limitrophes, mais s’y lancer nécessite une bonne assise financière et une excellente connaissance de la législation, très variable en la matière", précise Xavier Corman. En Belgique, la start-up a obtenu une licence d’établissement de paiement, qui lui permet de faire transiter l’argent des transactions par son compte.

Soutenir les PME

Gros atout de la solution par rapport aux services existants, Edebex n’impose pas de contrats de factoring classique, qui obligent les clients à confier l’ensemble de leurs factures. "Nous avons aujourd’hui des clients qui viennent vendre certaines créances spécifiques, d’autres qui nous confient toutes celles qui sont liées à un débiteur en particulier", poursuit Aïssa Larroussi.

Au démarrage du projet, un constat: 70% des PME belges connaissent des difficultés de trésorerie et sont parfois mises en danger par les retards de paiement. Alors qu’en parallèle, 240 milliards d’euros dorment littéralement sur les comptes d’entreprises belges. "On donne une possibilité à ces entreprises, typiquement des sociétés de management, d’activer leurs fonds avec de très bons rendements, tout en sachant qu’elles donnent presque un coup de main à une PME. Tandis que les vendeurs ne sont plus mis en danger par les délais de paiement monstre de certains grands groupes et ne doivent plus renoncer à certains contrats ou investissements parce que leurs besoins en fonds de roulement sont trop importants."

Plus encore, la solution est de plus en plus utilisée par des start-ups et… des entreprises en réorganisation judiciaire, dont c’est le seul moyen d’obtenir le paiement de leurs créances, et donc une petite bouffée d’air sur le plan financier.

[Suivez Younes Al Bouchouari sur Twitter en cliquant ici]

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