Voici les barquettes comestibles, elles sont belges

©Do Eat

Après les verrines mangeables, Do Eat, la start-up de Mont-Saint-Guibert, prépare des barquettes comestibles pour plats préparés. Elle surfe sur la prochaine interdiction des emballages uniques.

L’emballage à usage unique arrive en fin de vie. D’ici trois ans, la directive Horizon 2020 interdira le recours aux bonnes vieilles barquettes en aluminium ou autres verrines en polymère. Place à la vaisselle qui se mange ou qui se composte.

La France a même décidé de prendre les devants. Dès février prochain, une loi sur la transition énergétique interdira tout usage de récipients à usage unique. Du pain bénit, si l’on peut dire, pour la société wallonne Do Eat, dont les verrines comestibles commencent à se tailler un joli succès.

"Notre chiffre d’affaires devrait tourner autour de 160.000 euros. Mais nous visons le million d’euros pour 2018."
Hélène Hoyois
Cofondatrice de Do Eat

Cette start-up créée en 2013 par Hélène Hoyois et Thibaut Gilquin, tous deux diplômés en design et passionnés de gastronomie, est née d’une idée toute simple: plutôt que d’accumuler les déchets dans nos poubelles, pourquoi ne pas les supprimer en… les mangeant? Les deux jeunes entrepreneurs ont alors mis au point un produit naturel à base de fécule de pomme de terre et d’eau, que l’on peut manger ou composter.

A ce jour, Do Eat a vendu plus de 1,7 million de verrines. Elle s’apprête à présent à produire des barquettes comestibles pour produits surgelés, plus grandes et plus résistantes.

"Nous avons déjà collaboré avec des industriels de l’agroalimentaire produisant des surgelés. Ceux-ci souhaitent à présent remplacer leurs barquettes en aluminium. Do Eat compte dès lors passer au stade de la production industrielle pour pouvoir répondre à la demande", explique Hélène Hoyois.

300.000 euros de capitaux frais

Pour pouvoir faire face à ce changement d’envergure, Do Eat procède actuellement à une levée de fonds de 300.000 euros au total, qui doit lui permettre de poursuivre son développement durant au moins deux ans. Le réseau d’investisseurs Be Angels apporte 200.000 euros, le reste étant apporté à parts égales via un crowdfunding réalisé par la plateforme Lita.co en Belgique – la levée de fonds s’achève aujourd’hui – et en France – elle démarre la semaine prochaine.

©rv doc

Si les verrines comestibles sont déjà disponibles dans le commerce – les épiceries fines et magasins bio dans un premier temps, mais aussi des grandes surfaces comme Delhaize ou Carrefour –, il n’en ira pas de même pour les barquettes. Dans un premier temps, celles-ci seront vendues uniquement aux industriels. La société basée à Mont-Saint-Guibert, qui sous-traite la production à des ateliers de réinsertion, entend ne pas se laisser dépasser par son succès.

Si certaines entreprises produisent déjà des emballages compostables, Do Eat est pour ainsi dire la seule qui propose un produit comestible. Déjà présente en Belgique, en France, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, elle suscite de l’intérêt en Allemagne et au Royaume-Uni. "Notre chiffre d’affaires a atteint 160.000 euros l’an passé et devrait tourner autour du même montant cette année. Mais nous visons le million d’euros pour 2018", souligne Hélène Hoyois.

Pour accompagner cette expansion programmée, l’embauche d’au moins cinq personnes est d’ores et déjà prévue.

do eat
  • Février 2013: création de Do Eat au sein de l’incubateur Nestop
  • 2014: commercialisation des premières verrines comestibles
  • Emploi: 3 personnes actuellement (+ un temps partiel). Au moins 5 embauches programmées l’an prochain
  • Chiffre d’affaires: environ 160.000 euros, un million d’euros visés pour 2018
  • Nombre de contenants vendus: plus de 1,7 million

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