Volta mise sur des start-ups belges

Un mois après sa création effective, le fonds Volta Ventures investit déjà dans deux start-ups belges, actives dans des secteurs très différents.

Les liquidités affluent pour les entrepreneurs belges: alors que nous vous annoncions hier la levée de 12 millions de dollars par Davy Kestens et sa société Sparkcentral, c’est aujourd’hui au tour de deux start-ups du Nord du pays, Argus Labs et Beatswitch de lever des fonds. Une levée de cash qui s’est notamment faite auprès du fonds belge récemment constitué Volta Ventures, doté de 42 millions d’euros, et dont ce sont les premiers investissements.

Du mobile…

Il y a donc d’un côté Argus Labs, qui profite de la levée de fonds, 2 millions de dollars, pour changer de nom et devenir Sentience. La pépite anversoise propose un logiciel qui permet aux appareils mobiles de mieux exploiter les données provenant de leurs capteurs. Typiquement, elle permettra à un smartphone de "comprendre" le contexte dans lequel se trouve son utilisateur et de lui proposer de l’information ou, surtout, de la publicité sur base de ces données. "Les profils créés par des entreprises comme Facebook ou Google ne sont pas extrêmement efficaces, alors que nous, nous pouvons savoir ce que l’utilisateur fait comme trajet, s’il est au travail ou chez lui, s’il est sorti la veille et qu’il manque de sommeil", explique Frank Maene, directeur de Volta Ventures et associé à l’aventure d’Argus Labs depuis près de deux ans déjà. Fondée par Filip Maertens et désormais portée par le serial entrepreneur Toon Vanparys, la start-up trouve des clients dans le secteur des médias, des compagnies d’assurance et prévoit d’ouvrir prochainement un bureau à New York. "Les applications sont très larges, Sentience développe ainsi un outil qui permettrait de prédire l’imminence d’une crise d’épilepsie", ajoute Frank Maene. À noter que l’entreprise a déjà levé 1,1 million d’euros auprès de plusieurs business angel belges. Pour ce nouveau tour de table, Volta Ventures est intervenu à hauteur de 750.000 dollars, soit le même montant que Qbic un fonds d’investissements interuniversitaire.

Et des festivals

Dans un domaine radicalement différent, BeatSwitch profite d’une injection de 600.000 euros, qui est cette fois uniquement le fait de Volta Ventures. Le groupe a en fait développé une plateforme de gestion spécifiquement destinée à l’organisation de festivals. "Tomorrowland, par exemple, c’est plusieurs centaines de DJ’s, leur entourage, leurs équipes, qu’il faut faire voyager, loger et la plateforme de BeatSwitch permet à tous les acteurs de la chaîne de partager l’information", explique Frank Maene. La société, fondée par Gertjan Dewilde et Thomas Van Orshaegen, a déjà séduit une centaine d’organisations, dont Tomorrowland, partout dans le monde et songe déjà à proposer une solution similaire pour d’autres types de grands événements.

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