Une reprise étonnamment robuste en zone euro...

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La croissance de l'économie de la zone euro a été plus soutenue qu'attendu au troisième trimestre et le chômage est tombé à un plus bas de près de neuf ans. Mais la hausse des prix à la consommation a ralenti en octobre après deux mois d'accélération.

L'économie européenne a fonctionné mieux que prévu et une reprise solide se confirme donc. Le produit intérieur brut (PIB) des pays ayant opté pour la monnaie unique a progressé de 0,6% entre juillet et septembre, par rapport aux trois mois précédents, et de 2,5% sur un an selon Eurostat.

Mieux qu'espéré. Or, les économistes interrogés par Reuters s'attendaient à une croissance de 0,5% d'un trimestre sur l'autre et de 2,4% sur un an. Avec un Produit intérieur brut (PIB) déjà en hausse de 0,6% au premier trimestre et de 0,7% au deuxième, la zone euro affiche donc une croissance solide de 1,9% depuis le début de l'année.  Ce chiffre dépasse déjà, en seulement trois trimestres, la dernière prévision pour l'ensemble de l'année de la Commission européenne, qui tablait en mai dernier sur une croissance 1,7% en 2017.

La zone euro continue donc d'afficher une reprise économique étonnamment robuste en dépit du Brexit, de la crise catalane ou des incertitudes engendrées par la perspective de plusieurs élections nationales décisives.

"Cela confirme l'accélération marquée de la reprise économique qu'on observe depuis le printemps dernier. C'est une bonne nouvelle, car plus de croissance, c'est plus d'investissement et plus d'emplois pour les citoyens européens", Pierre Moscovici (commissaire européen aux Affaires économiques)

"Il y a de bonnes raisons de s'attendre à ce que la reprise de la zone euro se poursuive, voire s'accélère" (Jennifer McKeown, économiste chez Capital economics)

Et le chômage baisse

L'embellie économique de la zone euro produit aussi ses effets sur le front de l'emploi: après être passé sous le seuil symbolique de 10% en septembre 2016, le taux de chômage n'a cessé de reculer au cours des mois suivants, jusqu'à franchir un nouveau palier, celui des 9%, un an plus tard. Selon Eurostat, il s'affiche désormais à 8,9%, ce qui constitue son niveau le plus bas depuis janvier 2009.

L'inflation, le talon d'Achille

Cependant, les prix n'ont augmenté que de 1,4% en octobre, à un niveau encore bien éloigné de l'horizon des 2% souhaité par la Banque centrale européenne (BCE). Le niveau de l'inflation sous-jacente (qui exclut les produits particulièrement volatils, comme l'énergie, les produits alimentaires, l'alcool ou le tabac) est encore plus problématique: il n'atteint que 0,9%, soit son niveau le plus faible depuis cinq mois.

→ En Belgique, l'inflation était de 2% pour octobre. Consultez ici notre analyse

"Le recul de l'inflation sous-jacente est peut-être le chiffre le plus surprenant aujourd'hui", estime Bert Colijn, économiste de la banque néerlandaise ING. Cette baisse va selon lui être considérée comme "une justification" à la nouvelle politique de la BCE.

Pour rappel, la BCE a décidé le 26 octobre de diminuer doucement son soutien à l'économie de la zone euro mais reste loin d'une hausse des taux d'intérêt, attendue par les épargnants et redoutée par les créanciers.

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