Acquérir une entreprise ? Faites votre choix !

L'acquisition d'une entreprise peut s'effectuer de différentes manières. Il existe cependant des différences fondamentales entre le rachat des actions et des actifs de la société.

Vous pouvez avoir recours à différentes formules pour acquérir une entreprise. Elles ont chacune leurs avantages et inconvénients, et ont des conséquences spécifiques sur le plan des risques, de la fiscalité et du financement. Nous parcourons avec vous les différentes possibilités.

Acquisition d'actions

Lorsque vous acquérez les actions, vous reprenez tout : les actifs, les liquidités, le personnel, les dettes, etc. En bref : l’ensemble des droits, obligations et risques liés à l’entreprise rachetée. " Dans une telle opération, l'entreprise conserve son identité ", précise Jan Verbrugge. Il est managing director de SDM, prestataire de services indépendant dans les transactions portant sur des entreprises. " Après l'acquisition, tout continue comme avant : les relations bancaires, les paiements des clients... Pour l'acquéreur, les obligations administratives sont réduites. L’acquisition d'actions est cependant plus difficile à financer. Cela provient du fait que les banques ne peuvent prendre aucune garantie sur les actifs de l'entreprise. " Mais : pour le vendeur, cette opération est généralement exonérée d'impôt. Vous percevez directement le prix d'acquisition net.

Acquisition d'actifs

Dans cette formule, le repreneur acquiert le fonds de commerce ou les actifs tangibles et le goodwill (clientèle). Il peut choisir les actifs qui doivent être cédés. Le propriétaire initial conserve sa société. De ce fait, le cédant est toujours soumis aux risques. " Une telle opération est amortissable. Elle est également plus facile à financer qu'une acquisition d'actions ", précise Verbrugge. " Les stocks et les actifs peuvent être directement donnés en garantie. Cette forme d'acquisition est d'ailleurs publique : un nouveau numéro de TVA est nécessaire. Il faut également savoir que le repreneur perd les licences et agréments acquis précédemment. "

" La charge administrative n’est donc pas à sous-estimer : le parc de véhicules et les contrats en cours doivent être cédés au nouveau propriétaire. Et il n'est pas rare que les clients continuent pendant quelque temps à effectuer leurs paiements sur le compte du précédent propriétaire, ce qui crée de la confusion et de la paperasserie supplémentaire. " De son côté, le vendeur est imposé sur la plus-value réalisée.

Leveraged buy-out

Dans le cas du leveraged buy-out, les propriétaires actuels encaissent la totalité de la valeur de l'acquisition et en réinvestissent généralement une fraction dans l'entreprise. Jan Verbrugge: " De cette manière, ils peuvent acquérir un lot d'actions assez significatif dans le holding acquéreur. Le vendeur peut exercer une influence sur la fixation de prix. Généralement, l’opération s'accompagne d'un financement bancaire limité, permettant à l'entreprise d’être moins imposée. Notez que de par sa structure, le leveraged buy-out est une formule intéressante pour céder une participation aux enfants, aux successeurs ou à la direction de l'entreprise. " D’ailleurs, la structure de cette formule en fait le véhicule idéal d’une stratégie de croissance par acquisition lorsque le holding acquéreur réunit plusieurs actionnaires.

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