N'achetez pas un chat dans un sac

Quand on souhaite racheter une entreprise, il est préférable de prendre son temps. Le candidat acquéreur a par exemple tout intérêt à faire réaliser une due diligence préalable. En quoi cette analyse consiste-t-elle ?

Acquérir une entreprise déjà existante vous permet d’éviter les problèmes typiques des débuts d’activités. Pourtant, une telle opération n'est pas dénuée de risques : l’acquéreur reprend également les risques et les incertitudes de la société en question. Et ceux-ci peuvent être de natures très diverses. Pensez à des immobilisations surévaluées, des dettes fournisseurs cachées, des créances dont la perception est incertaine, des litiges fiscaux ou juridiques en cours, ou un stock surévalué. Pour l'éventuel repreneur, il est donc essentiel de connaître sa future entreprise sous toutes les coutures. La due diligence peut l'y aider.

Must absolu

La due diligence est une analyse approfondie d’une entreprise en préalable à son acquisition. Une telle analyse doit donner au candidat acquéreur une meilleure idée de la situation de l'entreprise et lui permettre de mieux apprécier le prix demandé et les autres conditions de l'acquisition. Avec son bureau du même nom, Bruno Vervisch accompagne les acquisitions d'entreprises. Selon lui, la due diligence est un must absolu. " Pour le dire simplement : cette analyse doit empêcher l'acquéreur d'acheter un chat dans un sac ", dit-il. " Elle lui permet de se forger une idée plus claire de la situation financière actuelle et des risques actuels et potentiels de l'entreprise à reprendre. "

La due diligence est effectuée par un expert-comptable ou un réviseur d’entreprise. Ce dernier se fera éventuellement assister par des spécialistes qui examineront à la loupe certains aspects spécifiques. " En fonction du caractère approfondi de l'analyse, les frais peuvent rapidement atteindre des niveaux assez élevés ", prévient Vervisch. " Et c'est le candidat acquéreur qui les supporte. C'est pourquoi la due diligence n'est généralement lancée qu'après qu'un accord de principe - la letter of intent - lui donne une exclusivité de négociation. Il a ainsi la certitude de ne pas faire des dépenses inutiles. "

Un nouveau tour de la table

Les auditeurs résument les conclusions de l'analyse dans un rapport volumineux. Dès que celui-ci est disponible, les différentes parties se retrouvent autour de la table. " Lors de cette réunion, le vendeur est éventuellement confronté à certains points délicats révélés par l’analyse ", poursuit Vervisch. " En principe, la due diligence ne doit pas être effectuée dans le but de réduire le prix de l'acquisition final. Mais si le rapport révèle de nouveaux éléments négatifs, le risque est réel que des négociations soient rouvertes sur le prix. Il est également possible que l'acquéreur demande des garanties supplémentaires. Et dans le pire des cas, une transaction peut capoter si les conclusions de la due diligence sont trop négatives. "

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