"20% des appareils opérationnels de la Syrie sont endommagés ou détruits"

Vendredi matin, deux navires de guerre américains, le USS Porter et le USS Ross croisant en éditerranée orientale, ont tiré de la côte Est 59 missiles de croisière Tomahawk contre la base de Chayrat près de Homs au nord de Damas. ©EPA

Les Etats-Unis ont affirmé avoir cloué au sol 20% de l'aviation syrienne dans leur bombardement de la semaine dernière.

Les Etats-Unis ne relâchent pas la pression après les frappes menées la semaine dernière en Syrie. Ils avertissent de nouveau le régime de Bachar Al-Assad de ne pas procéder à de nouvelles frappes chimiques.

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis et le porte-parole de la Maison Blanche ont lancé ces nouvelles mises en garde à la veille d'une visite du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson en Russie, principal allié du régime de Bachar al-Assad. Tillerson se rend ce mardi à Moscou après son passage en Italie pour une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7, qui tente de faire pression sur la Russie pour une relance du processus politique en Syrie.

→ A noter que le Kremlin a fait savoir que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, ne serait pas reçu par le président Vladimir Poutine lors de sa visite à Moscou. Voilà qui
illustre vraisemblablement la tension née des tirs de missiles américains contre une base aérienne syrienne.

De leur côté, Moscou et Téhéran, autre allié de Damas, ont menacé Washington de "réagir fermement" à toute nouvelle "agression contre la Syrie", après la frappe américaine de 59 missiles Tomahawk contre une base aérienne syrienne. Le nombre de morts lors de cette attaque américaine reste flou.

♦ Les dégâts de l'attaque US

Le chef du Pentagone Jim Mattis a souligné que la frappe américaine sur une base syrienne avait "endommagé ou détruit 20% des appareils opérationnels de la Syrie". Et "les Etats-Unis ne resteront pas passifs quand Assad tue des innocents avec des armes chimiques": la Syrie "serait mal avisée d'utiliser à nouveau des armes chimiques".

Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer est allé encore plus loin en laissant entendre que l'utilisation de "barils d'explosifs", une arme redoutée du régime, serait désormais elle aussi une limite à ne pas franchir. "Si vous gazez un bébé ou lâchez un baril d'explosifs sur une personne innocente, vous verrez une réaction de la part de ce président", a-t-il menacé.

La frappe américaine dans la nuit du 6 au 7 avril était en réponse à une attaque chimique imputée au régime syrien, qui a fait 87 morts deux jours auparavant à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

©REUTERS

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