40 combattants d'Al-Qaïda tués dans la frappe américaine de mardi

©AFP

Le Pentagone avait annoncé dans la nuit des frappes américaines sans sans préciser la localisation du site.

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) a perdu au moins 40 de ses combattants dans la frappe américaine menée dans le sud-est du Yémen, a-t-on appris mercredi de sources tribale et gouvernementale.

"Au moins 40 combattants d'Al-Qaïda ont été tués et 25 autres blessés dans la frappe aérienne", qui a visé mardi un camp d'entraînement à Hajr, à l'ouest de Moukalla, ville contrôlée par le réseau extrémiste depuis avril 2015, a déclaré une source gouvernementale locale.

Une source tribale a confirmé ce bilan, précisant que "les morts et les blessés étaient de nouvelles recrues qu'Al-Qaïda formait dans le camp". "D'autres combattants, qui se trouvaient dans le camps, ont réchappé à la frappe", a ajouté cette source tribale.

Redoutant de nouveaux bombardements, les partisans d'Al-Qaïda ont évacué des bâtiments publics qu'ils occupaient à Moukalla, et ont déployé cinq véhicules militaires autour de l'hôpital où ont été admis les blessés de la frappe américaine.

Le Pentagone avait annoncé dans la nuit qu'une frappe américaine avait fait "des dizaines" de morts dans un camp utilisé par plus de 70 combattants, sans préciser la localisation du site. "Notre premier bilan est que des dizaines de combattants d'Aqpa ont été supprimés du champ de bataille", avait indiqué son porte-parole Peter Cook. "Cette frappe porte un coup à la capacité d'Aqpa d'utiliser le Yémen comme base pour des attaques contre des Américains et illustre notre engagement à vaincre Al-Qaïda et à le priver d'un havre sûr", a justifié le porte-parole du Pentagone, Peter Cook.

"Il s'agit de la première frappe aérienne d'envergure de l'armée américaine contre une position fixe d'Al-Qaïda au Hadramout depuis avril dernier", souligne Mustafa Al-Ani, expert au Gulf Research Centre. Elle a été menée par des avions de combat américains partis de leurs bases "en mer ou à Djibouti", selon lui. Jusqu'ici, des drones américains avaient visé des cibles mobiles au Hadramout, généralement des membres d'Al-Qaïda circulant en voiture, rappelle l'expert.

Des sources yéménites avaient dans un premier temps attribué la frappe aérienne à la coalition militaire arabe qui, menée par l'Arabie saoudite, opère depuis près d'un an au Yémen en soutien au gouvernement reconnu internationalement dans sa guerre contre les rebelles chiites Houthis pro-iraniens.

Par ailleurs, un commandant du réseau, Helmi al-Zengui, a été capturé mardi soir à Abyane, alors qu'il faisait route d'Aden pour Moukalla, par des hommes de tribu qui l'ont remis aux autorités locales, selon des sources de sécurité.

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