A Alep, le régime d'Assad regagne du terrain

Le siège d'Alep n'en finit pas. ©REUTERS

L'aviation russe soutient les forces du régime syrien à Alep. Elle freine, par d'intenses raids, l'offensive des rebelles qui cherchent à desserrer le siège imposé à leurs quartiers.

Les forces du régime syrien, appuyées par des raids massifs russes, ont repris aux rebelles (et à leurs alliés jihadistes) plusieurs collines et villages dans la périphérie sud-ouest d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

• Le commandement rebelle associe le Front Fatah al Cham, héritier du Front al Nosra, et Ahrar al Cham.

Cette contre-offensive a réduit presque à néant les gains engrangés par les rebelles lors de leur offensive lancée dimanche pour briser le siège imposé par le régime à leurs quartiers dans l'est de la ville d'Alep.

Près de 250.000 civils vivent dans les quartiers d'Alep que contrôlent toujours les forces rebelles coupées du monde depuis que les troupes du régime appuyées par des milices chiite ont pris début juillet le dernier axe menant au Nord.

 

Que se passe-t-il sur le terrain?

→ Selon l'OSDH, les prorégime se sont emparés de deux collines et de deux petits villages au sud-ouest d'Alep mardi soir.
→ Le quotidien pro-gouvernemental al-Watan affirme que les forces du régime "avancent de nouveau au sud et sud-ouest d'Alep après les importants revers subis" par les groupes rebelles.

©AFP

Alep est divisée depuis juillet 2012 entre quartiers ouest aux mains du régime et quartiers est contrôlés par les rebelles et totalement assiégés depuis le 17 juillet par l'armée qui cherche à les reprendre.

Dans la bataille, les rebelles sont soutenus par le groupe jihadiste Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a coupé ses liens avec Al-Qaïda). Le régime est lui aidé par l'aviation russe et au sol par des combattants iraniens et du Hezbollah libanais, selon l'OSDH.

Dans la nuit, au moins 10 civils, dont quatre enfants, ont péri lors de bombardements rebelles sur des quartiers tenus par le gouvernement dans l'ouest d'Alep, selon l'OSDH. Depuis dimanche, plus de 40 civils ont été tués par les bombardement rebelles sur ces quartiers.

 

A nouveau des gaz toxiques?

L'OSDH parle de largage de barils explosifs du régime, mardi, sur la ville rebelle de Saraqeb, à 50 km au sud d'Alep. Cela aurait engendré 24 cas de suffocation. Si l'OSDH ne confirme pas que ces suffocations sont dues au gaz, les habitants et les rebelles ont affirmé qu'il s'agissait de chlore, ravivant le spectre de l'utilisation de gaz toxiques dans ce conflit qui a tué plus de 280.000 personnes depuis 2011.

Après l'attaque chimique qui avait provoqué la mort de centaines de personnes dans la région de la Ghouta orientale, à l'est de Damas, en août 2013, le régime s'était engagé à se défaire de son arsenal chimique. Mais l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), fait état depuis des mois du recours persistant à des gaz toxiques, sans toutefois désigner de coupable, rebelles ou régime.

©REUTERS

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