"Ankara empêchera les combattants de l'EI de quitter la Syrie" (Erdogan)

"Nous nous assurerons qu'aucun combattant de l'EI ne pourra quitter le nord-est de la Syrie", a écrit Erdogan. ©AFP

Le président turc tente de rassurer les Occidentaux. "Nous nous assurerons qu'aucun combattant de l'EI ne pourra quitter le nord-est de la Syrie", promet Erdogan dans une tribune.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dans une tribune publiée par le Wall Street Journal que son pays empêcherait les combattants du groupe Etat islamique de quitter le nord-est de la Syrie où l'armée turque mène une offensive contre les forces kurdes. "Nous nous assurerons qu'aucun combattant de l'EI ne pourra quitter le nord-est de la Syrie", a-t-il assuré, ajoutant être prêt à "coopérer avec les pays d'origine et les organisations internationales pour la réhabilitation des femmes et des enfants de combattants terroristes étrangers", a-t-il ajouté.

Le dirigeant turc cherche ainsi à apaiser les inquiétudes des Occidentaux qui craignent une résurgence de l'EI et la fuite de ses combattants détenus par les forces kurdes des YPG qui sont visées par l'offensive lancée mercredi dernier par Ankara.

Les accusations d'Ankara

La Turquie avait accusé, lundi, les forces kurdes d'avoir délibérément relâché des membres de l'EI qu'elles détenaient dans le nord-est de la Syrie afin de "semer le chaos" dans cette région.

Erdogan a, en outre, critiqué les pays occidentaux qui "donnent aujourd'hui des leçons à la Turquie sur les vertus de combattre l'EI après avoir échoué à arrêter le flux de combattants étrangers en 2014 et 2015". Il a ainsi affirmé, en guise d'exemple, que le ressortissant d'un pays européen qu'il n'a pas nommé était arrivé en 2014 à Istanbul "avec des munitions dans son bagage enregistré". Il s'en est aussi pris à la France pour avoir suspendu la vente à la Turquie d'armes susceptibles d'être employées dans le cadre de l'offensive en Syrie.

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