Assad: "Nous ne considérons pas cela comme une victoire"

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Assad veut "libérer chaque centimètre carré du territoire" de la Syrie. Quant aux pays occidentaux, "ils ne sont pas en position de nous accuser".

Des journalistes français ont interviewé le président syrien à Damas. "C'est très douloureux pour nous syriens de voir une partie de  notre pays détruit, un bain de sang. Toutes les  guerres sont mauvaises. Mais la question est: comment libérer les civils des terroristes? (...) C'est le rôle de l'Etat."

Quant au rôle de l'occident dans la guerre en Syrie, le président se montre très vindicatif. "Si l'on parle du passif des des Etats-Unis sur la question des droits de l'homme  sur la dernière décennie, c'est certainement le pire y compris la guerre en Irak. Si l'on parle de la France, attaquer la Libye, ça faisait partie des droits de l'homme aussi? Ils ne sont certainement pas en état de parle de ça avec n'importe quel pays dans le monde."

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Bachar al-Assad se dit déterminé à libérer "chaque centimètre carré du territoire" de son pays, se targuant d'avoir "légitimité" et "soutien populaire" pour mener à bien ces objectifs.

"Nous avons la légitimité pour libérer n'importe quelle zone contrôlée par les terroristes, quel que soit le nom qu'ils se donnent. Qu'ils s'appellent État islamique, qu'ils s'appellent Al Nosra (branche syrienne d'Al Qaïda, ndlr), qu'ils se disent modérés ou bien Casques blancs, a asséné le président syrien sur RTL.

Damas qualifie de "terroristes" tous les opposants à son régime. "Nous n'avons rien à faire des noms."

"Nous ne considérons pas cela comme une victoire" dit le président syrien pour la reconquête d'Alep, la deuxième ville syrienne, reprise entièrement par le régime fin décembre, après des mois de siège et de bombardements. "Nous avons pour mission constitutionnelle de libérer chaque centimètre carré du territoire syrien, ça n'est même pas discutable", a déclaré Assad. Mais il pense que son régime est "sur le chemin de la victoire".

Interrogé sur les crimes de guerre dont est accusé le régime de Damas (tortures de prisonniers, largages de barils explosifs sur les populations civiles, bombardements d'hôpitaux...), le président syrien a répondu: "si on avait fait des choses pareilles, nous n'aurions pas eu de soutien, je ne serais plus président, le gouvernement ne serait plus là. Nous avons pu résister durant toute la guerre parce que nous avons le soutien populaire. Et vous ne pouvez pas avoir le soutien populaire, si vous tuez vos propres citoyens. Donc toute cette histoire ne tient pas debout".

Assad parle de prochaines élections "c'est le peuple syrien qui doit, selon la constitution, décider qui sera le président ou pas. Ca vaut pour moi comme ça vaut pour n'importe quel citoyen syrien. C'est lié au droit de chaque syrien de voter pour qui sera le prochain président."

©AFP

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