L'armée syrienne face à l'offensive turque

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Les forces pro-gouvernementales syriennes devraient entrer très prochainement dans le secteur d'Afrine. Cette région du nord-ouest du pays est contrôlée par les forces kurdes mais fait l'objet d'une offensive turque. Face-à-face à haut risque...

Des forces progouvernementales en Syrie vont entrer dans la région d'Afrine "dans les prochaines heures" pour contrer l'offensive turque dans cette enclave du nord-ouest du pays.

Située dans le nord-ouest de la province d'Alep et bordée par la frontière turque, la région d'Afrine est tenue par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde syrienne considérée comme "terroriste" par Ankara mais alliée des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie. L'armée turque, appuyées par des rebelles syriens, mène depuis un mois une offensive terrestre et aérienne contre cette zone pour en chasser les YPG. Damas a dénoncé l'"agression" d'Ankara à Afrine mais n'avait jamais, avant ce lundi, explicitement déclaré qu'elle interviendrait.

340.000
morts
Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 340.000 morts

Nouvelle alliance islamiste

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Sur un autre front, dans une région du nord, deux importants groupes rebelles islamistes implantés ont annoncé leur fusion, en vue de renforcer leur position face au groupe djihadiste contrôlant cette zone:    "Nous, Ahrar al-Cham et Noureddine al-Zinki, annonçons notre fusion sous le nom de Front syrien de libération." Ces deux groupes sont présents à la frontière des provinces syriennes d'Alep et d'Idleb.

Cette dernière, qui est la seule du pays à échapper quasi entièrement au régime syrien, est principalement contrôlée par les djihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, une coalition dominée par l'ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda. L'opposition armée au régime de Bachar al-Assad est éclatée en de nombreuses factions parmi lesquelles les moins radicales n'ont pas résisté à la montée en puissance de groupes djihadistes comme Hayat Tahrir al-Cham.

Pourquoi cette fusion? Cette fusion est liée à la montée en puissance de Hayat Tahrir al-Cham dans le nord de la Syrie, selon Sam Heller, analyste à l'International Crisis Group. "Il s'agit de constituer un contrepoids à Hayat Tahrir al-Cham, qui semble se préparer à une nouvelle confrontation avec Zinki."

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