L'attentat de Damas: 74 morts, Al-Qaida revendique

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Un double attentat dans la vieille ville de Damas a fait au moins 74 morts, en majorité des pèlerins chiites irakiens. C'est une des attaques les plus sanglantes ayant frappé la capitale syrienne en six ans de guerre. L'ex-branche d'Al-Qaïda revendique ce double attentat de Damas.

Un double attentat dans la vieille ville de Damas a fait samedi au moins 74 morts, en majorité des pèlerins chiites irakiens, une des attaques les plus sanglantes ayant frappé la capitale syrienne en six ans de guerre.

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Principale place forte du régime du président Bachar al-Assad, la capitale syrienne a été frappée par plusieurs attentats depuis le début de la guerre en 2011, même si elle est restée à l'écart des combats qui ont ravagé les autres villes et localités du pays.

Selon le ministre syrien de l'Intérieur Mohammad al-Chaar, l'attaque a visé "des pèlerins de différentes nationalités arabes". "Le but était juste de tuer", a-t-il dit.

La télévision d'Etat syrienne a a montré des images de plusieurs bus blancs dévastés, avec des vitres brisées et des soutes éventrées. D'autres ont été en partie carbonisés. Au sol, pêle-mêle des chaussures, des lunettes, et des chaises roulantes à côté de flaques de sang. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

Le secteur de l'attentat est situé dans une zone où se trouvent de nombreux mausolées chiites, considérés comme des lieux de pèlerinage, mais aussi des mausolées sunnites.

♦ Revendication. L'ex-branche d'Al-Qaïda revendique ce double attentat de Damas. Le Front Fateh al-Cham, ex-Al-Qaïda en Syrie, affirme que cette attaque est "un message à l'Iran et à ses milices", en référence notamment au soutien que fournissent l'Iran et le Hezbollah libanais au régime de Damas dans la guerre qui déchire la Syrie depuis six ans.

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Au cours des dernières années, plusieurs attentats sanglants ont visé Sayeda Zeinab, un haut lieu de pèlerinage chiite près de Damas. La plupart des attentats ont été revendiqués par des groupes jihadistes hostiles à l'Iran et au mouvement chiite libanais Hezbollah, principaux alliés du régime de Bachar al-Assad.

L'attaque la plus meurtrière avait eu lieu le 21 février 2016 et avait fait 134 morts, dont 97 civils. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui contrôle des territoires notamment dans l'est du pays.

Ce groupe, qui avait mis la main sur de vastes territoires dans le nord et l'est du pays en 2014, a depuis perdu une grande partie de ses gains. Il fait actuellement face à trois forces autour de son fief de Raqa: les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens, les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie, et une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.

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