L'enquête sur l'attaque chimique présumée à Douma se poursuit

©AFP

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) poursuit sa mission d'enquête sur l'attaque chimique présumée à Douma. Les Etats-Unis et la France affirment détenir des informations démontrant l'utilisation de chlore et de gaz sarin.

Les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) devraient arriver dimanche dans l'ex-ville rebelle de Douma, près de Damas, pour enquêter sur l'attaque chimique présumée qui a déclenché des frappes occidentales contre le régime, selon un responsable syrien.

"La mission d'enquête est arrivée hier (samedi) à Damas et il est prévu qu'elle se dirige aujourd'hui (dimanche) à Douma pour entamer son travail", a indiqué à l'AFP le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ayman Soussane.

"Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression (de la part des autorités). Les résultats de l'enquête infirmeront les allégations mensongères"
Ayman Soussane
Vice-ministre syrien des Affaires étrangères


Cette déclaration intervient au lendemain de l'annonce par le régime de la reprise de toutes les zones rebelles de la Ghouta orientale après l'évacuation des derniers combattants rebelles de Douma.

"Nous laisserons l'équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression (de la part des autorités). Les résultats de l'enquête infirmeront les allégations mensongères" contre Damas, a-t-il ajouté.

Samedi, l'OIAC, organisation basée à La Haye, a affirmé poursuivre sa mission d'enquête sur l'attaque chimique présumée de Douma malgré les frappes aériennes des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.

"L'équipe d'enquêteurs de l'OIAC va continuer son déploiement" en Syrie "afin d'établir les faits relatifs aux allégations d'utilisation d'armes chimiques à Douma", avait déclaré l'organisation dans un communiqué.

Du chlore et du gaz sarin?

L'administration américaine disposerait d'informations montrant que du chlore et du gaz sarin ont été utilisés le 7 avril dernier lors de l'attaque chimique de Douma. "Nous estimons que du sarin et du chlore ont été employés dans cette attaque", a déclaré un haut responsable américain. 

"Si les informations disponibles évoquent un emploi bien plus important de chlore, nous avons aussi des informations significatives indiquant l'emploi de sarin", a-t-il ajouté.

Lors d'un point de presse organisé dans la nuit de vendredi à samedi au Pentagone, le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis avait indiqué que les Etats-Unis n'avaient procédé aux attaques qu'après avoir obtenu des preuves indiscutables de l'utilisation de chlore lors de l'attaque du 7 avril à Douma.

Il avait ajouté en revanche que Washington ne disposait alors pas de preuve concluantes de l'utilisation de gaz sarin.

Dans un document publié samedi reprenant des informations de "source ouverte" et de renseignements déclassifiés obtenus par les services français, la France conclut que l'attaque commise le 7 avril à Douma, dans la Ghouta orientale, est "sans aucun doute possible" une attaque chimique et il n'y a "pas d'autre scénario plausible" que l'implication des forces armées syriennes.

La France évoque dans ce document de huit pages l'utilisation d'armes chimiques contenant du chlore.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content