L'évacuation d'Alep en images

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L'évacuation de l'ultime enclave d'Alep-Est aux mains des insurgés se déroule ce jeudi. Quelques incidents ont été signalés, dont des tirs.

Des militaires syriens ont lancé l'évacuation des derniers rebelles d'Alep et de leurs familles, une opération qui pourrait sceller la victoire du régime syrien un mois après le lancement de son opération pour reconquérir la totalité de la deuxième ville de Syrie.

En début d'après-midi, on a appris que les premiers bus et ambulances transportant des blessés et des civils ont quitté les quartiers rebelles d'Alep. Une quinzaine de véhicules, transportant essentiellement des blessés et leurs familles, ont quitté le quartier d'Al-Amiriyah et s'est rendu dans celui de Ramoussa, aux mains du régime, vers l'ouest de la province d'Alep, aux mains des insurgés. Les premiers évacués d'Alep sont arrivés en territoire rebelle.

Un convoi composé notamment d'ambulances qui quittait Alep-Est a essuyé des tirs provenant de positions tenues par des combattants pro-gouvernementaux, selon la protection civile. ©AFP

Après des heures de négociations, un nouvel accord sur l'évacuation des rebelles a été annoncé en début de journée par un haut responsable de l'armée syrienne. Si le départ des rebelles d'Alep est cette fois mené à bien, il représentera le plus important succès du pouvoir de Bachar al-Assad et de ses alliés russe et iranien depuis le début de la guerre en 2011.

La Russie, qui a apporté une aide déterminante à Damas depuis plus d'un an, a confirmé qu'elle supervisait cette opération. "L'évacuation des rebelles se fera à bord de 20 bus et de 10 ambulances qui emprunteront un corridor spécial en direction d'Idleb", dans le nord-ouest de la Syrie, a annoncé l'armée russe dans un communiqué. Les blessés et autres civils sont évacués avec l'aide du Comité international de la Croix rouge et le Croissant rouge syrien local.

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Voisine de celle d'Alep, la province d'Idleb est la dernière place forte de la rébellion, qui ne contrôle plus que quelques poches à Deraa (sud) et près de Damas.

 

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Quelque 200 personnes doivent être évacuées pour ce premier contingent, a-t-il souligné, joint au téléphone par l'AFP dans les territoires rebelles dans l'ouest de la province d'Alep. "Les gens sont en train de monter dans les bus maintenant", a-t-il assuré.

Des blessés et des civils de deux localités chiites pro-régime assiégées par les rebelles dans le nord-ouest de la Syrie vont aussi être évacués. Les négociations qui ont permis de lancer une opération d'évacuation des derniers rebelles et civils retranchés dans les quartiers de l'opposition à Alep prévoyaient en contrepartie le départ des blessés de Foua et Kefraya, deux villages chiites assiégés depuis 2015 par les rebelles dans la province d'Idleb.

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Mercredi, des centaines de Syriens avaient attendu en vain dans le froid de pouvoir quitter leurs quartiers assiégés depuis juillet par le régime. Mais, après quelques heures de calme, les violences entre forces prorégime et insurgés avaient repris de plus belle.

La Russie a accusé les rebelles d'avoir déclenché à nouveau les hostilités, tandis que la Turquie a mis en cause les troupes du régime et leurs alliés.

L'accord de ce jeudi a été annoncé un mois jour pour jour après le lancement par le régime de la campagne de bombardements et de combats intenses menés par l'armée syrienne et des combattants étrangers, dont du Hezbollah libanais et de milices irakiennes.

L'Onu et des capitales occidentales ont dénoncé cette semaine des atrocités qui auraient été commises contre les civils dans les quartiers repris par l'armée.

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En quatre semaines, l'offensive a coûté la vie à plus de 463 civils à Alep-Est selon l'OSDH, tandis que 130 civils étaient tués par des tirs rebelles à Alep-Ouest.

Le conflit en Syrie a fait depuis mars 2011 plus de 310.000 morts et jeté hors de son foyer plus de la moitié de la population.

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