"La prochaine étape sera un cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire"

©AFP

Les présidents turc et russe narguent l'Occident. Vladimir Poutine explique mener "des négociations intenses avec l'opposition armée" en Syrie. Avec l'aide d'Erdogan, il prépare de nouveaux pourparlers de paix.

Le président russe Vladimir Poutine apparaît plus que jamais comme le maître du jeu d'un conflit régional aux répercussions mondiales, à la croisée des luttes d'influence entre Iraniens et Saoudiens, musulmans chiites et sunnites, sur fond de crise des migrants en Europe.

Poutine a déclaré que "la prochaine étape" pour la Syrie serait "un cessez-le-feu sur l'ensemble du territoire", alors que se poursuit l'évacuation de milliers de civils et de rebelles de la ville d'Alep.

"Nous menons des négociations intenses avec les représentants de l'opposition armée, notamment grâce à la médiation de la Turquie. Nous nous sommes mis d'accord lors d'un entretien téléphonique avec Erdogan (le président turc Recep Tayyip Erdogan) pour proposer aux différentes parties du conflit un nouveau terrain pour des pourparlers de paix. Cela pourrait être la capitale du Kazakhstan, Astana", a-t-il déclaré en marge d'une visite à Tokyo.

→ Sur le terrain, à Alep, l'armée russe a annoncé ce vendredi que les opérations qu'elles menaient pour évacuer les derniers rebelles et leurs familles  étaient terminées, seuls restant, selon elle, dans la ville syrienne des combattants "radicaux" désirant lutter jusqu'au bout.

 

L'évacuation se poursuit à Alep. ©REUTERS

Signe de la mise à l'écart des Américains et des Européens, il avait déjà discuté directement avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan l'évacuation des derniers civils et rebelles d'Alep. Et une réunion le 27 décembre à Moscou avec des responsables turc et iranien se fera sans le secrétaire d'Etat américain. Aujourd'hui les présidents turc et russe ont noué une alliance d'hommes forts qui narguent l'Occident.

Pour le Kremlin, la chute des rebelles à Alep peut se résumer d'une formule : il s'agit du couronnement de la première intervention militaire russe hors de ses frontières depuis le désastre de l'expérience afghane (1979-1989).

Quand, le 30 septembre 2015, le président russe ordonnait le déploiement de son armée en Syrie, les troupes de Bachar al-Assad étaient en déroute. Quatorze mois plus tard; l'apport décisif des Russes a remis en selle le président syrien et permis la reprise totale d'Alep.

©AFP

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content