Les USA attribuent l'attaque chimique en Syrie au régime d'Assad

Des dizaines d'habitants de la région touchée par l'attaque souffrent de problèmes respiratoires et d'autres symptômes. ©REUTERS

Une attaque chimique dans la province d'Idleb, en Syrie, a fait au moins 65 morts. Ensuite, l'hôpital soignant les victimes a été bombardé. Bilan encore inconnu...

Une attaque a fait au moins 65 morts dans un fief rebelle et jihadiste du nord-ouest de la Syrie, dans la province d'Idleb, et 350 autres ont été victimes d'asphyxie,selon l'Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM). 

"Il y a moins d'une heure, le centre des casques blancs de Khan Sheikhoun, ainsi que l'hôpital Al-Rahme ont été aussi touchés par une attaque chimique", explique l'UOSSM dans un communiqué. "On recense plus d'une quarantaine d'attaques depuis 6h30."

L'attaque était double puisque, outre les tirs, des gaz auraient été répandu sur la ville.

©REUTERS

Quel genre d'attaque chimique? Il s'agirait d'une attaque au gaz. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui documente le conflit depuis Londres, et cite ici des sources médicales, certaines personnes ont été prises de suffocations ou d'évanouissements tandis que d'autres présentaient de l'écume dans la bouche. Selon ces sources médicales, ces symptômes correspondent à une attaque à l'aide d'agents chimiques. Une source militaire syrienne a affirmé que l'armée "ne faisait pas et n'avait jamais fait" usage de ce type d'armes, "ni par le passé, ni à l'avenir".

On ne connaît pas la nature du gaz employé.

Les frappes aériennes ont également fait une soixantaine de blessés à Khan Cheikhoun.

Qui est l'auteur des attaques? Il s'agit probablement d'avions appartenant à l'armée syrienne ou à l'armée russe. La Maison blanche a imputé l'attaque au gouvernement du président syrien Bachar al Assad, tandis que le département d'Etat évoquait un possible crime de guerre. Mais...:
• L'OSDH, basée en Grande-Bretagne et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, n'est pas en mesure de dire si les raids étaient le fait d'avions de l'armée syrienne ou de ceux de la Russie, allié du régime. Elle dit habituellement être en mesure de déterminer à qui appartiennent les avions en fonction de leur type, leur localisation et leur munitions.
• Le régime n'avait pas communiqué sur ces frappes à la mi-journée.
• L'armée russe affirme n'avoir pas mené de raids aériens dans la province d'Idleb.
• La Coalition nationale, importante composante de l'opposition syrienne, accuse, elle, le "régime du criminel Bachar" d'avoir mené ce raid. Selon Mohammad Sabra, négociateur en chef de l'opposition, "ce crime remet en cause l'ensemble du processus de paix".

L'hôpital bombardé. L'hôpital traitant les victimes de l'attaque toxique a été bombardé dans la matinée, provoquant des destructions importantes dans l'établissement, a constaté le correspondant de l'AFP sur place. Le journaliste a rapporté que le bombardement a visé une partie de l'hôpital et vu des médecins s'enfuir au milieu des décombres. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir s'il y avait des victimes.

 

Un cratère s'est formé sur le sol de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, suite à une attaque aérienne. ©REUTERS

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