Moscou échoue lors d'un vote à l'ONU à faire condamner les frappes en Syrie

©EPA

La Russie a échoué samedi à faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution condamnant les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie, ne recueillant pas les 9 voix nécessaires à son approbation. La Russie, la Bolivie et la Chine ont voté pour le texte, huit pays ont voté contre et quatre se sont abstenus.

Le projet de résolution présenté par la Russie pour faire condamner les frappes aériennes conduites en Syrie la nuit précédente par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne a été rejeté samedi par le Conseil de sécurité réuni à la demande de Moscou.

Seules la Russie, la Chine et la Bolivie ont voté en faveur du texte. Huit pays, dont les trois puissances occidentales engagées dans les frappes, s'y sont opposés et quatre autre se sont abstenus.

--- Que prévoyait cette résolution? 

Le texte russe entendait "condamner l'agression commise contre la République arabe syrienne par les Etats-Unis et leurs alliés en violation du droit international et de la Charte des Nations unies".

Pour être adopté, il aurait dû recueillir neuf voix en sa faveur et il aurait fallu qu'aucun membre permanent du Conseil de sécurité n'y oppose son veto, condition impossible attendu que la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis disposent de ce droit.

"Pourquoi n'avez-vous pas attendu le résultat de l'enquête que vous avez réclamée ?", a lancé à l'issue du vote l'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, en allusion à la mission des inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, a-t-il accusé, ont "démontré un mépris flagrant pour le droit international".

"L'action de la France s'inscrit en pleine conformité avec les objectifs et les valeurs de la Charte des Nations unies", a répliqué son homologue français, François Delattre, rappelant que "la France n'a strictement aucun doute sur la responsabilité du régime d'Assad dans cette attaque" commise le 7 avril dernier à Douma, dans la Ghouta orientale.

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