Plus de 50 morts dans un attentat en Syrie

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La ville syrienne d'Al-Bab vient juste d'être reprise à l'EI par les rebelles. Mais ce vendredi matin, sa périphérie a été la cible d'une attaque kamikaze qui a tué plus de 50 personnes, des civils pour l'essentiel.

Un kamikaze a tué au moins 51 personnes (dont 34 civils et 17 rebelles), en majorité des rebelles syriens, lorsqu'il a fait exploser sa voiture piégée à Soussiane, au nord-est d'Al-Bab, fief du groupe Etat islamique (EI) repris la veille par les insurgés, a rapporté une ONG.

"Moins de 24 heures après la défaite de l'EI, un kamikaze a visé deux sièges des rebelles dans la localité de Soussiane, au nord-est" d'Al-Bab, dans le nord de la Syrie, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

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D'après l'OSDH, c'est l'organisation ultraradicale qui est derrière l'attentat: "selon nos informations, c'est un combattant de l'EI qui a foncé à bord d'une voiture et s'est fait exploser."

Les deux quartiers généraux des rebelles étaient situés l'un à proximité de l'autre. Des civils se trouvaient également dans la zone, d'après l'OSDH.

Soussiane se trouve à 8 km d'Al-Bab, qui était la dernière grande ville aux mains de l'EI dans la province septentrionale d'Alep.

De nombreuses personnes sont également portées disparues après l'attentat selon l'Observatoire qui dispose d'un large réseau de sources à travers la Syrie.

• La reprise d'Al-Bab, un succès pour la Turquie

Située à 25 kilomètres au sud de la frontière turque, Al-Bab était visée depuis le 10 décembre par une opération menée par les forces turques et leurs alliés rebelles syriens.

Sa reprise est un succès majeur pour Ankara qui avait lancé fin août une opération militaire dans le nord de la Syrie pour chasser les jihadistes des environs de sa frontière.

Cette avancée des rebelles à Al-Bab contre l'EI intervient au moment où a été inauguré à Genève un quatrième round de pourparlers entre régime et insurgés sous l'égide de l'Onu pour tenter de mettre fin à la guerre qui ravage la Syrie depuis six ans. Mais cette victoire contre l'organisation jihadiste la plus redoutée au monde ne change pas la donne à Genève car le groupe est exclu de toute discussion de paix.

©AFP

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