Syrie: les USA vont devoir donner des réponses

Panneaux brandis par des manifestants à New York vendredi dernier. ©REUTERS

Les chefs de la diplomatie du G7 se retrouvent deux jours pour discuter du conflit syrien, mais également de la Corée du Nord, la Russie, l'Iran et la Libye.

Les ministres des Affaires étrangères du Groupe des Sept se réunissent lundi dès 16h30 en Toscane lors d'un sommet annuel. Le point le plus important au programme: la Syrie.

Les chefs de la diplomatie du Japon, de l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Canada auront pour la première fois l'occasion de questionner ensemble le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, sur la teneur de l'engagement américain en Syrie. Après la décision de Donald Trump, élu sur des promesses isolationnistes, de frapper vendredi une base aérienne du régime syrien en réaction à l'attaque au gaz de Khan Cheikhoune, une question est sur toutes les lèvres: les Etats-Unis veulent-ils le départ de Bachar al Assad? Les Européens, favorables à un transfert du pouvoir du régime de Damas, devraient tenter de déterminer si ces premières frappes de missile se réduisent ou non à un avertissement.

Samedi, l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley, a déclaré que le renversement du régime syrien faisait partie des priorités de l'administration Trump. Le secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, a estimé pour sa part que la lutte contre l'Etat islamique était la priorité. "Les Américains disent être d'accord, mais il n'y a rien derrière. Ils sont absents sur le sujet et naviguent sans but dans le noir", jugeait un diplomate européen sous le sceau de l'anonymat.

L'Italie espère obtenir un communiqué conjoint sur le sujet, en vue de soutenir le rôle des Nations unies.

D'autres sujets devraient également être abordés:

• La décision des Etats-Unis de déplacer un groupe aéronaval à proximité de la péninsule coréenne.
• La question des relations des pays occidentaux avec la Russie.
• La situation en LibyeRome espère obtenir des membres un soutien officiel au gouvernement de Tripoli, appuyé par les Nations unies, qui peine à exercer son autorité dans la capitale et le reste du pays, mais redoute que Washington ne s'aligne sur l'Egypte, qui soutient l'autorité concurrente du général Khalifa Haftar, dans l'est de la Libye.
• La lutte contre le terrorisme.
• Les relations avec l'Iran.
• La situation dans l'est de l'Ukraine.
 

Certains sujets, comme le commerce et la lutte contre le changement climatique, devraient être reportés à fin mai à l'occasion du sommet des chefs d'État du G7 en Sicile. "Les sujets plus compliquées vont être laissés aux dirigeants", confiait un diplomate italien.

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