La N-VA veut guérir la Belgique du socialisme

Hendrik Vuye (N-VA)

Débat virulent à la Chambre, au lendemain du discours de rentrée de Charles Michel. "Nous faisons le ménage après 25 ans de socialisme" a mitraillé la NVA. "Vous dites jobs, jobs, jobs. Les gens voient tax, tax, tax" a riposté Laurette Onkelinx pour le PS.

Les nationalistes flamands ont chargé durement les socialistes pendant le débat consacré au discours de politique générale du gouvernement. Selon eux, la politique menée par l'équipe de Charles Michel remet le pays en ordre après 25 ans de participation socialiste.

"Nous faisons le ménage après 25 ans de socialisme. Ce n'est pas d'un malade imaginaire que nous avons hérité de vous mais d'un vrai malade", a lancé le chef de groupe Hendrik Vuye tandis que sa collègue Sarah Smeyers qualifiait le socialisme "de maladie qui dure depuis 200 ans".

Ces attaques ont occupé une bonne partie du débat, socialistes et nationalistes s'interrompant régulièrement. "Ce pays a pu être hissé au top mondial du bien-être et ça, c'est un acquis aussi des socialistes", a répondu la cheffe de groupe PS et ex-vice première ministre, Laurette Onkelinx.

La majorité a mis en avant l'augmentation du salaire poche qui bénéficiera à de nombreux travailleurs dès le mois de janvier grâce au virage fiscal du gouvernement. "Ce n'est pas un cabinet qui se dispute, c'est un cabinet qui agit", a affirmé Vuye.

©Photo News

Le plaidoyer ne convainc pas l'opposition. Ce sont des taxes sur la consommation qui financeront le virage fiscal, a-t-elle accusé. "Vous dites jobs, jobs, jobs. Les gens voient tax, tax, tax", a dénoncé  Onkelinx. "Avec vous, les gens modestes ont peur de l'avenir", a-t-elle ajouté.

Les socialistes pointent notamment du doigt le budget des soins de santé refusé au comité de gestion de l'Inami. "Et pour cause, vous programmez 3,3 milliards d'économies. C'est énorme!", a affirmé la cheffe de groupe.

Kristof Calvo (Groen) ©BELGA

Les données budgétaires ont aussi animé les échanges. Les écologistes ont dénoncé l'indigence du tableau remis aux parlementaires. "Les Grecs feraient la même chose que vous seriez ici à la tribune pour dire que c'est inacceptable", a déclaré Kristof Calvo au ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA).

→ Le président de la Chambre, Siegfried Bracke, a alors appelé le gouvernement à "réintroduire cette bonne habitude" de fournir les tableaux budgétaires au parlement.

Les calculs sont en voie de finalisation, a répondu le premier ministre, Charles Michel. D'ici jeudi, le gouvernement doit remettre une épure de son budget aux instances européennes.

Johan Van Overtveldt. ©Photo News

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