La TVA sur la chirurgie esthétique fâche le secteur

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Selon la société belge de chirurgie plastique, l'introduction de la TVA sur la chirurgie esthétique est "inopportune du point de vue médical et sociétal" et devrait coûter plus d'argent qu'elle n'en rapportera.

La TVA sur la chirurgie esthétique, qui entrera en vigueur le 1er janvier dans le cadre du tax shift, est à la fois "inopportune du point de vue médical et sociétal, mais aussi surréaliste d'un point de vue pratique", dénonce dimanche la Société royale belge de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (RBSPS). Pour l'association, outre le fait d'être "un cauchemar administratif coûteux", la mesure "coûtera plus d'argent qu'elle n'en rapportera", soit plus des 80 millions d'euros de revient estimé. 

80 millions €
La hausse de la TVA sur les opérations de chirurgie esthétique "coûtera plus d'argent qu'elle n'en rapportera", soit plus des 80 millions d'euros estimés.

A quelques jours de l'entrée en vigueur du tax shift, l'association regrette le manque d'informations données aux professionnels du secteur "qui ont encore de nombreuses questions pratiques et légitimes auxquelles personne ne semble aujourd'hui pouvoir donner une réponse". De nombreux chirurgiens et hôpitaux ont encore de nombreuses questions, déplore le RBSPS. "En fait, nos responsables politiques ne semblent pas avoir la moindre idée de la manière d'instaurer cette TVA et d'en contrôler l'application."

Parmi les questions qui inquiètent, l'obtention d'un numéro TVA avant le 1er janvier alors même que la loi n'est pas encore publiée, ou encore la nécessité d'informer les patients ayant déjà programmé une opération en 2016 que son prix sera plus élevé. 

Mais c'est la question de l'éthique qui fâche surtout l'association. Car une exemption de TVA reste toutefois prévue dans le cas de chirurgie plastique à des fins de reconstruction. Le gouvernement "semble partir de l'idée qu'une distinction peut être faite aisément entre la chirurgie dite 'esthétique', considérée parfois à tort comme futile et la chirurgie reconstructrice ou 'thérapeutique'. La réalité est bien différente. La chirurgie reconstructrice et la chirurgie esthétique sont dans un continuum tel que, distinguer ce qui est esthétique de ce qui ne l'est pas, est impossible", soutient la RBSPS.

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