Publicité
Publicité

182 terroristes et détenus radicalisés sont déjà libres

©Photo News

Pas moins de 182 terroristes et détenus radicalisés ont été libérés. Il s’agit surtout de combattants terroristes qui devront être suivis prioritairement par les services de sécurité.

Depuis l’éclatement de la crise en Syrie et l’émergence du groupe terroriste EI, des centaines de personnes ont été condamnées en Belgique pour des délits liés au terrorisme. Mais elles finissent par être relaxées. Entre-temps, 182 personnes ont déjà été libérées. Il s’agit de 48 terroristes suspectés ou jugés pour faits de terrorisme. Et de 30 prisonniers liés à des activités terroristes. Le principal groupe de 74 combattants ou prédicateurs de haine seront suivis prioritairement. S’y ajoutent 30 prisonniers libérés ayant manifesté des signes de radicalisation ou ayant radicalisé d’autres détenus.

230
Dans les prisons, on compte actuellement encore près de 230 terroristes et détenus radicalisés.

Ces chiffres ont été fournis par le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) à la demande de la parlementaire sp.a Annick Lambrecht. Le ministre Geens souligne que les personnes condamnées pour terrorisme et ensuite libérées seront tout d’abord suivies par la police et les maisons de justice qui vérifieront si elles respectent leurs conditions de libération.

Avant leur départ de la prison, des informations détaillées sont envoyées à tous les services de sécurité compétents et aux Communautés compétentes pour les maisons de justice, explique Geens. Au niveau local également, les task forces compétentes reçoivent un rapport élaboré par la Sûreté de l’Etat et l’Ocam, l’organisme chargé de la lutte contre le terrorisme.

Les 74 prisonniers libérés qui sont repris dans la grande banque de données de l’Ocam seront contrôlés prioritairement. Même si cela ne signifie pas qu’ils seront suivis 24 heures sur 24. Heureusement, les combattants de retour ne semblent pas toujours représenter une menace particulièrement élevée après leur libération.

Même si le risque zéro n’existe pas. En mai de l’an dernier, l’attentat à Liège démontre à quel point les détenus radicalisés peuvent être dangereux après leur libération. Benjamin Herman a commis ces crimes pendant son congé pénitentiaire. Dans les prisons, on compte actuellement encore près de 230 terroristes et détenus radicalisés. Malgré les libérations, ce chiffre est supérieur aux années précédentes.

Parmi ces 230 terroristes et prisonniers radicalisés, seuls 88 sont enfermés dans des prisons flamandes. La grande majorité d’entre eux sont incarcérés dans des prisons wallonnes (121). Les 21 personnes emprisonnées à Bruxelles le sont pour la plupart dans la prison de Saint-Gilles (18).

Seuls 24 des 230 détenus sont isolés dans le département de haute sécurité DeRadex dans les prisons de Hasselt (8) et Ittre (16). Les autres sont répartis dans d’autres établissements.

©Belga image

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité