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Bruxelles se fige et pleure

Rédacteur en chef

Une journée normale à Bruxelles. Des centaines de milliers de personnes affluent des confins de la métropole vers le cœur qui bat au rythme de ces artères bouchées.

Le métro roule sous le capharnaüm. Les avions décollent au loin dans le ciel gris. Il est 8 heures. La vie s’arrête. Deux explosions soufflent les envies d’envol. La fumée envahit l’aérogare. Les corps tombent. Sous la folie de bourreaux qui jugent au hasard de leur bêtise. Des compagnons de déroute du suspect Salah Abdeslam ? Les cons se déplacent souvent en banc. Comme les poissons. De Bruxelles à Paname. De Paname à Bruxelles.

Il est 8 heures. La vie s’arrête. Le métro roule. Dans son tunnel noir. Les lumières s’éteignent. Le sang coule.

Maintenant les sirènes hurlent.

Donald Trump supprime le tweet où il s’en prenait à Bruxelles.

Le Hezbollah joue l’air connu de qui sème la guerre en Syrie récolte le terrorisme en Europe.

Les téléphones ne sonnent plus. Les réseaux saturent.

Bruxelles pleure. A cause de quelques égarés qui croient qu’en sautant, leurs âmes répareront un peu l’injustice de ce monde. Rien n’est réparé. Tout est plus cassé, plus injuste pour une trentaine de morts et leurs survivants qui, par centaines, parents, amis, proches, amoureux, honniront à jamais le 22 mars 2016.

Bruxelles s’interroge aussi. Jusque quand ces fous de Dieu, ces justiciers mandatés par des califes qui voudraient être mais ne sont pas, jusque quand ces bombes marchantes sèmeront la tristesse dans les rues européennes, africaines ou moyen-orientales ? Leur combat est aussi vain que leurs actes sont lâches et barbares. Ces illuminés ne gagneront que le mépris des démocrates et la réplique de ce qui fait la grandeur de cette démocratie : la Justice. Les responsables seront traqués et amenés devant des tribunaux. Comme le sera Salah Abdeslam. Jugé sur base des faits.

Telle est la seule lumière qui subsiste à Bruxelles en ce jour sombre de printemps.

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