"Ce sont des blessures de guerre qu'on n'a pas l'habitude de voir"

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Membres arrachés, brûlures très graves, personnes carbonisées, éclats de métal dans le corps, les services de secours sont confrontés à des blessures causées notamment par les clous contenues dans les bombes.

Sur la trentaine de morts et 260 blessés, au dernier bilan non définitif, les services de secours ont constaté des brûlures et des mutilations importantes. Quelques blessures par balle, liées à des tirs à l'aéroport ont été référencées, de source médicale.

Les blessures liées aux explosions sont de nombreuses brûlures et mutilations. "Ce sont des blessures de guerre qu'on n'a pas l'habitude de voir", a estimé mercredi la porte-parole de la Croix-Rouge de Belgique, Nancy Ferroni. "Ce sont des membres arrachés, des brûlures très graves, des personnes carbonisées, des éclats de métal dans le corps...".

Les bombes utilisées l'attaque terroriste à l'aéroport de Zaventem contenaient des clous, a indiqué l'administrateur délégué de l'hôpital universitaire Gasthuisberg de Louvain, Marc Decramer. La plupart des victimes accueillies dans cet hôpital présentaient des fractures, brûlures et d'importantes coupures causées par des objets métalliques. L'identification des personnes décédées est par ailleurs rendue difficile par l'état des corps.

Sur la centaine de victimes accueillies à l'hôpital militaire Reine Astrid, qui prend notamment en charge les grands brûlés, 17 sont encore hospitalisées, dont 5 en soins intensifs et 9 en "mediumcare". Les trois autres ne sont que légèrement blessées..

Pierre Mols, médecin et ugentiste à l'hôpital St Pierre ©BELGA

Les cliniques universitaires Saint-Luc ont soigné mardi 29 personnes touchées dans les attentats de l'aéroport ou du métro. Mercredi, 5 personnes sont encore hospitalisées, dont une en soins intensifs.

L'hôpital Saint-Pierre a admis 15 victimes et 7 d'entre elles sont encore hospitalisées, dont 4 en soins intensifs.

Sur les 21 victimes admises à l'hôpital Brugmann, 2 personnes sont encore hospitalisées mercredi pour des problèmes de brûlures et un traumatisme aux membres. Une personne est encore en soin intensifs.    

Sur les 16 victimes touchées à l'aéroport ou dans le métro qui sont soignées à l'hôpital Erasme, 9 personnes sont toujours hospitalisées, dont 7 en soins intensifs. Un patient est décédé. Trois patients ont un pronostic vital toujours engagé. L'hôpital Erasme confirme la présence de pièces de métal dans les bombes.

L'hôpital universitaire du Gasthuisberg à Louvain, soignait mercredi encore 19 victimes des attentats, dont 13 ont subi une intervention chirurgicale. La plupart des victimes accueillies dans cet hôpital présentaient des fractures, brûlures et d'importantes coupures causées par des objets métalliques. Dix personnes y sont encore en soins intensifs, dont 3 dans un état critique. Leurs jours ne sont cependant pas en danger. Parmi les 19 patients, figurent entre autres un retraité de 73 ans et deux enfants de 3 et 5 ans. Un des enfants est toujours en soins intensifs.

A Anvers, 27 victimes avaient été admises à l'UZA, dont 25 ont entre-temps déjà pu rentrer chez elles. Les deux autres sont grièvement blessées, mais dans un état stable. Leurs jours ne sont pas en danger, communique l'hôpital universitaire. Parmi les personnes ayant pu quitter l'hôpital, certaines devront continuer un suivi en ambulatoire, pour des problèmes d'audition notamment. Toujours à Anvers, les hôpitaux du groupe ZNA (Ziekenhuis Netwerk Antwerpen) ont admis 8 patients victimes des attentats, dont un est en soins intensifs. Dans les établissements du groupe GZA, 8 patients ont été accueillis dont 3 sont toujours hospitalisés et se trouvent actuellement en soins intensifs. Selon l'hôpital, deux d'entre eux seront probablement transférés vers un centre spécialisé en brûlures.

Les hôpitaux n'excluent pas de devoir encore accueillir des victimes dans les prochains jours, notamment pour des problèmes d'audition. A Alost, 7 personnes sont encore soignées mercredi au Onze-Lieve-Vrouwziekenhuis, dont trois ont été opérées mardi et sont en soins intensifs. Leurs jours ne sont pas en danger.

L'hôpital universitaire de Gand a admis 3 personnes, dont deux sont grièvement blessées et ont été transférées depuis d'autres hôpitaux.

Du côté de Charleroi, quatre personnes victimes de brûlures graves sont prises en charge par l'IMTR de Loverval (Gerpinnes). Deux d'entre elles ont été transférées par hélicoptère depuis un hôpital anversois mercredi après-midi, indique le service communication du Grand Hôpital de Charleroi (GHdC). Une autre est transférée mercredi après-midi également par ambulance depuis les cliniques de l'Europe à Bruxelles. Leur état de santé n'a pas été précisé.

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