Déchéance de nationalité, interdiction du voile intégral...

Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, espère apparemment que les nouvelles mesures de sécurité seront adoptées avant les élections législatives prévues à l'automne 2017. ©EPA

L'Allemagne veut durcir sa législation antiterroriste après les attentats. On a déjà quelques pistes du plan qui se profile. Notamment l'accélération des expulsions.

L'Allemagne prépare une batterie de mesures pour renforcer ses outils de lutte contre le terrorisme après les deux attaques du mois de juillet revendiquées par le groupe Etat islamique.

Le ministre Thomas de Maizière  a prévu une conférence de presse ce jeudi, mais quelques éléments ont déjà filtré.

Quel est ce plan?

Le ministre veut en particulier introduire une procédure accélérée d'expulsion de réfugiés et demandeurs d'asile "représentant un danger pour la sécurité publique", selon le quotidien populaire Bild citant des sources sécuritaires.

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Cette mesure fait suite aux deux attentats commis dans le sud du pays fin juillet dans le pays qui a accueilli plus d'un million de migrants en 2015.

• Une attaque à la hache commise dans un train par un adolescent de 17 ans, probablement originaire d'Afghanistan, a fait cinq blessés, et un attentat a tué son auteur syrien et blessé 15 personnes à l'entrée d'un festival de musique.

 

Le ministre veut obtenir, toujours selon Bild, un assouplissement du secret médical pour que les médecins puissent "informer à temps les autorités des crimes planifiés par leurs patients".

• Toujours en juillet, un déséquilibré inspiré par le tueur norvégien d'extrême-droite Anders Behring Breivik, a abattu neuf personnes avant de se donner la mort à Munich.

 

de Maizière compte aussi parapher en août une "déclaration de Berlin" avec les ministres de l'Intérieur des Etats régions issus du parti conservateur CDU et de sa branche bavaroise CSU appelant entre autres à une procédure de déchéance de nationalité et une interdiction du voile intégral, selon le groupe de presse RND.

 

Cette déclaration appelle aussi au recrutement de 15.000 fonctionnaires de police entre 2015 et 2020 et à la création d'un centre de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police criminelle allemande pour combattre le trafic d'armes sur le "Darknet", cet ensemble de sites secrets et préservant l'anonymat utilisé pour des transactions illégales.

 

Le document appelle aussi à des mesures pour empêcher le financement de mosquées par des organisations extrémistes et réclame l'expulsion de responsables religieux étrangers "prêchant la haine".

La police allemande a perquisitionné ce matin les appartements et lieux de travail de trois hommes soupçonnés d'avoir oeuvré en 2015 au recrutement de membres et de soutiens de l'organisation Etat islamique, selon le parquet fédéral. L'un d'eux est également soupçonné d'avoir apporté à l'EI un soutien logistique et financier, précise la même source. Aucun de ces suspects vivant en Basse-Saxe (nord-ouest) et en Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest) n'a été arrêté.

Dans une autre affaire, un Syrien de 24 ans soupçonné d'appartenir au groupe EI a lui été arrêté vendredi dernier dans l'ouest de l'Allemagne.

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