France et Belgique ont "regagné du terrain" en matière de terrorisme

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Dans la lutte contre le terrorisme, la coopération entre la France et la Belgique a "permis de regagner du terrain", selon Jan Jambon et son homologue français, Bruno Le Roux.

La coopération entre la France et la Belgique a "permis de regagner du terrain" dans la lutte contre le terrorisme, malgré les attentats qui ont touché les deux pays, a estimé le ministre belge de l'Intérieur à l'issue de sa première rencontre avec son homologue français.

"L'année 2016 a été marquée par de trop nombreux éléments sanglants pour nos deux pays, mais nous pouvons dire aujourd'hui que la coopération franco-belge a permis de regagner du terrain dans la lutte contre le terrorisme et les cellules actives dans nos deux pays", a estimé Jan Jambon, lors d'une conférence de presse à Bruxelles avec le ministre français Bruno Le Roux.

Après les attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) qui avaient fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris, les gouvernements français et belge avaient convenu de renforcer leur coopération, lors d'un sommet bilatéral le 1er février 2016 dans la capitale belge. Paris et Bruxelles s'étaient engagés à améliorer la coopération policière et judiciaire et en matière de renseignement, ainsi que dans le domaine de la lutte contre la radicalisation.

Ce plan n'avait toutefois pas permis d'empêcher l'organisation jihadiste ayant frappé à Paris d'attaquer Bruxelles le 22 mars, faisant 32 morts et des centaines de blessés lors d'une double attentat à l'aéroport et dans le métro.

La première réunion de travail entre M. Jambon et M. Le Roux, qui a succédé le 6 décembre à Bernard Cazeneuve, devenu Premier ministre, fut l'occasion de "constater la parfaite collaboration entre nos deux pays", a estimé le ministre français.

En février 2016, les deux gouvernements avaient convenu que la France dépêcherait à Bruxelles un officier de liaison pour renforcer encore la coopération. Mais celui-ci est rentré à Paris après le remaniement ministériel.

La Belgique souhaite pour sa part nommer un officier de liaison à Calais, point de ralliement traditionnel des migrants souhaitant rejoindre la Grande-Bretagne. "C'est un sujet dont nous avons discuté aujourd'hui et (...) sommes convenus de reprendre contact dans les jours qui viennent pour voir comment assurer cette mise en place effective", a expliqué M. Le Roux en réponse à une question d'un journaliste. 

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