L'EI revendique l'attentat d'Istanbul, 8 suspects arrêtés

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L'Etat islamique a revendiqué l'attentat qui a fait 39 morts dans une boîte de nuit d'Istanbul la nuit du Nouvel An.

Ce lundi à l'aube, plus de 24 heures après la fusillade qui a fait 39 morts, dont plus de 20 étrangers, dans une boîte de nuit huppée d'Istanbul, l'assaillant est toujours en fuite.  Une vaste chasse à l'homme a été lancée en Turquie pour rattraper cet assaillant qui aurait fui en changeant de vêtements après son attaque.

Qui est derrière l'attentat? L'Etat islamique a revendiqué ce lundi matin cet attentat qui a fait 39 morts dans une boîte de nuit d'Istanbul la nuit du Nouvel An.

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le groupe jihadiste indique qu'"un des soldats du califat" a mené l'attaque contre l'établissement Reina.

On a entendu des tirs de kalachnikov, on s'est dit que c'était peut-être des gens qui avaient trop bu et qui se bagarraient, mais les gens ont commencé à se jeter par terre.
Albert Farhat
Un rescapé

Il précise que l'assaillant, qui est toujours en fuite, a utilisé des grenades et une arme à feu pour tirer sur les clients de cette boîte de nuit huppée. L'EI accuse la Turquie, un pays peuplé majoritairement de musulmans, de s'être alliée aux chrétiens, alors que l'armée turque poursuit depuis quatre mois une incursion dans le nord de la Syrie dont elle tente de déloger l'EI et des milices kurdes.

L'EI avait déjà appelé à plusieurs reprises ses partisans à mener des attaques en Turquie.

8 arrestations

Ce lundi, huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à Istanbul dans le cadre de l'enquête.

 

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Plus de vingt étrangers tués

Nous étions venus pour passer un bon moment mais tout s'est soudain transformé en nuit d'horreur.
Maximilien
un touriste italien

Précisant que l'agresseur avait laissé son arme sur les lieux et "profité de l'anarchie pour s'enfuir", le Premier ministre turc Binali Yildirim n'a privilégié aucune piste, se contentant d'indiquer que l'enquête "se poursuit de façon très minutieuse".

Alors que des vidéos publiées sur les réseaux sociaux avaient rapidement montré dimanche un homme faisant irruption devant l'entrée de la discothèque en tirant, les autorités d'Ankara ont vite interdit la diffusion de toute image de l'attaque, comme elles le font généralement après les attentats.

Flou sur l'assaillant donc, flou sur ses motivations, et flou aussi sur le nombre de victimes étrangères: si le nombre d'au moins quinze étrangers tués a été avancé dimanche dans la journée par les autorités turques, celui-ci est maintenant largement dépassé selon les informations recueillies par l'AFP auprès des diverses représentations diplomatiques en Turquie ou de gouvernements étrangers.

On sait qu'il y a un Belgo-turc, qui habitait Houthalen-Helchteren (Limbourg).

C'est mon passeport qui ma sauvé la vie, car je le portais près du coeur.
François al-Asmar
un Libanais blessé (une balle a effleuré son passeport)

Une Canadienne faisait partie des tués, ainsi que trois Jordaniens, trois Libanais, trois Irakiens, un Tunisien, une Franco-Tunisienne, deux Marocains, deux Indiens, un Libyen, une Israélienne, un Koweïtien, et "plusieurs" Saoudiens, cinq selon le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat.

Soit environ 25 morts de nationalité étrangère, parmi les 700 à 800 personnes réunies dans la discothèque Reina, au bord du Bosphore, au moment de la fusillade, dont certains ont plongé dans les eaux glaciales pour échapper aux balles mortelles.

 

65 blessés

Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 65 personnes ont également été blessées dans l'attaque visant la Reina.

©AFP

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